Veillée d’armes au Congo-Brazzaville

La situation politique demeure très tendue à Brazzaville, où la nuit sera longue, en attendant que les congolais ne retrouvent les bureaux de vote ce dimanche.

Intox ou vérité, les nouvelles les plus loufoques, parfois alarmantes circulent au Congo en cette veille d’élection.

Sur les réseaux sociaux ou par SMS, on s’échange des nouvelles à tous points fallacieuses et dont personne ne connait la source initiale.

Entre le vrai et le faux, tout se mêle et s’enchevêtre au point qu'il  devient difficille de croire à une version, plutôt qu’à une autre.

Le « on » est de mise et cela fait grimper le « trouillomètre » des plus poltrons ou de ceux qui, faute d’argent, avec leur famille dans les bras, ne savent pas comment anticiper toute catastrophe, si elle subvenait à l’instant.

Cette catastrophe annoncée absolument inévitable.

« Tu sais, ce soir, on va arrêter un tel de l’opposition et il a décidé de se défendre. Ça va chauffer, c’est dangereux pour nous qui sommes dans le quartier ».

« Tu as reçu les résultats de l’élection préparés par l’opposition ? Il paraît qu’ils avaient tout arrêté pour contredire les résultats officiels et crier à la fraude ».

Tu sais, tu sais, il paraît que, on a dit que…. Et on ira se coucher la peur au ventre, à défaut de veiller, pour ne pas être surpris, sursautant à chaque bruit venant de l’intérieur ou de l’extérieur de la maison, au point de risquer un infarctus.

Tous les congolais ont réclamé des élections apaisées. Les différents candidats en ont relayé le message. Tout semblait aller pour le mieux jusqu’à cette veille du scrutin. D’où vient-il donc que la tension monte subitement et que tous les instruments de mesure s’affolent ?

Les congolais ont soif de paix et de tranquillité, servez-les leurs, messieurs les hommes politiques, afin qu’un jour nouveau s’éveille demain sur le Congo.

Bertrand BOUKAKA

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