Congo – Transport aérien : Le non-dit sur les tests covid au départ de Brazzaville et Pointe-Noire

Pour les voyageurs embarquant à Brazzaville ou Pointe-Noire pour la France, le test covid est souhaité, mais pas exigé. C’est en arrivant à Paris que ceux-ci découvrent la surenchère des compagnies aériennes, ce à travers une quasi rétention sanitaire, le temps de passer le test, en attendre les résultats, avant de sortir de la zone aéroportuaire. Une situation des plus stressantes, surtout qu’entre-temps, leurs bagages boivent le vertige sur le tapis roulant.

Passer les contrôles de police et prendre rapidement possession de ses bagages avant de retrouver les siens et rentrer se reposer après un voyage qui dure toute la nuit, tel est le souhait de tout voyageur arrivant à Paris, après avoir embarqué à Brazzaville ou Pointe-Noire. Pourtant, depuis quelques semaines, les choses ne se passent pas vraiment ainsi et au départ du Congo, personne n’ose présenter la situation réelle aux voyageurs qui sont mis devant le fait accompli, une fois que ceux-ci arrivent à Paris.

« Ce n’est pas possible, personne ne nous a prévenu de l’exigence d’un test covid à l’arrivée à Paris. J’ai une correspondance à prendre pour Lyon et mes bagages doivent avoir déjà été embarqués. Dites-moi, qu’est ce que je dois faire ».

L’homme qui s’insurge ainsi vient d’arriver de Brazzaville par le vol Air France, avec tant d’autres qui comme lui, sont surpris de ce comité d’accueil installé là, avant le contrôle de police aux frontières où les passagers sont triés et orientés sur deux files.

Ceux présentant un test covid effectué avant l’embarquement sont directement dirigés vers les contrôles de police et peuvent ensuite récupérer leurs bagages, alors que ceux qui en sont dépourvus sont astreints à une espèce de rétention sanitaire où ils passeront au moins deux heures, le temps de subir un test covid, recevoir les résultats, repasser par le contrôle de police où l’on s’assure de la conformité du test négatif puis prendre enfin leurs bagages.

Tous trouvent le temps long et surtout stressant. En dehors de ceux qui comptent les minutes pour leur correspondance, d’autres s’inquiètent pour leurs bagages.

Au contraire de Brazzaville où il faut présenter les talons certifiant que les bagages vous appartiennent, ici, c’est la bonne foi de chacun qui est mise en avant. Personne ne contrôle quoi que ce soit. Une raison de s’inquiéter…

Quoi qu’il en soit, la tension retombe bien, quand, rassuré par un test covid négatif, la police appose sur le passeport, le sceau d’entrée sur le territoire et que l’on récupère enfin tous ses bagages.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

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