Le panier de la ménagère fortement menacé à Brazzaville

En sillonnant les espaces commerciaux, marchés et supermarchés, le brazzavillois lambda reste stupéfait devant la flambée des prix de produits de consommation courante. Même les aliments produits localement deviennent inaccessibles aux ménages à revenus modérés dans la capitale congolaise. Une hausse des prix qui suscite l'indignation et des récriminations.

La flambée des prix des denrées alimentaires pèse considérablement sur les budgets des familles congolaises, qui en cette période, modifient leurs habitudes alimentaires pour consommer quotidiennement des aliments congelés importés, bien plus abordables que les produits frais.

Nonobstant l’élévation de l’indice salarial à 275 par le gouvernement, le revenu du fonctionnaire moyen reste aléatoire face à la hausse des prix des denrées alimentaires à Brazzaville.

Un morceau de poisson mâchoiron coûte 3500FCFA, la viande d’antilope rouge est à 5500FCFA. Le kilo d’ailes de poulet homologué à 1255FCFA, est vendu entre 1700 et 1800 FCFA par les détaillants.

Au marché total, le plus grand marché de Brazzaville, dans l’allée réservée aux vendeurs de légumes, la mercuriale annonce les prix : de 500 à 1000FCFA le tas. Dans la section de poisson, c’est la déprime totale entre les vendeuses et les clients.

Une chose est sûre, la surveillance des prix sur les marchés et les quartiers populaires de Brazzaville doit s’accentuer. Elle implique non seulement les consommateurs eux-mêmes mais surtout les représentants de l’administration publique, les importateurs et les ONG de défense des consommateurs.

Germaine Mapanga

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