USA – Infanticide : Un congolais tue ses deux enfants mais hésite de se donner la mort

USA – Infanticide : Un congolais tue ses deux enfants mais hésite de se donner la mort

Émoi dans la communauté congolaise des États-Unis. Un père de famille originaire du Congo-Brazzaville a poignardé ses deux enfants, mais n'a pas eu le courage de supprimer sa propre vie.

Elle trottait sans doute en lui depuis quelques temps déjà, cette décision de faire une leçon à son épouse qu'il avait fait venir aux États-Unis et avec laquelle il tissait désormais le mauvais coton, envisageant même le divorce, dans leur résidence de Houston.

Blessé dans son amour propre et expurgé du soupçon de dignité qui lui restait encore, Jean Pierre Ndossoka, 61 ans, avait choisi de passer à l'acte, à travers une action qui allait marquer son épouse au fer rouge, non seulement en la dépouillant de lui, mais aussi des deux enfants nés de leur union, et dont il n'imaginait pas de réussite sociale par delà sa mort, aux cotés d'une mère qui en aimait désormais un autre. « Ils n'auront qu'à faire leurs propres enfants, les miens, je meurs avec », s'était-il dit.

Samedi dernier, dans un geste de désespoir, Jean Pierre a tué ses deux enfants, un garçon et une fille respectivement âgés de un an pour la fille et huit ans pour le garçon. Contemplant l'agonie de ses enfants, et rongé par le remord, Jean Pierre Ndossoka, natif de Mouyondzi, n'a pu aller au terme de sa macabre besogne, en se donnant la mort.

C'est au milieu des deux cadavres baignant dans leur sang que l'a trouvé en sanglot son épouse qui réalise tout au moins la perte causée par ses incartades.

Jean Pierre Ndossoka s'est laissé arrêter par la police, sans résistance. Sans doute, se considère t-il déjà comme mort, même si ce sera sur la chaise électrique. Au moins, il aura accompli son dessein, celui de partir avec ses enfants.

Par delà le drame, cette affaire pose une fois de plus le problème de ces femmes africaines, épousées au pays et qui, arrivées en occident et profitant des avantages qu'elles y trouvent, « s'émancipent » outrageusement, au point de délaisser de la vile des manières l'homme qui a trimé pour leur arrivée, et qui peut-être continu de payer seul un crédit contracté à cet effet.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville