Transport urbain à Brazzaville, la grève est levée mais le problème demeure

Le syndicat des transporteurs de la ville de Brazzaville a avorté mardi une grève initialement prévue à partir du mercredi 13 janvier.

La pénurie de carburant que connaît la ville de Brazzaville depuis quelques mois affecte gravement les activités des transporteurs. Ceux-ci avaient décidé de faire grève à compter du mercredi 13 janvier.

Dans une déclaration rendue publique mardi, le collectif des syndicats de transporteurs du Congo (CSTCC) a décidé de l'annulation de ladite grève et demandé aux transporteurs de vaquer normalement à leurs activités.

La grève n'a pas eu lieu pourtant elle est pendante. Les griefs pointés, notamment le manque de carburant à Brazzaville reste manifeste. D'autre part, les pratiques des pompistes qui rançonnent les transporteurs par des ventes de carburant hors circuit deviennent intenables. Le bidon de 25 litres de gazole leur est vendu à 20.000 FCFA, un tarif usurier qui ne permet pas de soutenir l'activité.

Le collectif du syndicat des transporteurs espère un retour à la normale d'ici fin janvier. Il a mis à la disposition des transporteurs deux numéros de téléphone : 066449719 et 055494491. Ces numéros sont joignables en tout temps, afin de dénoncer les pompistes se livrant au trafic de carburant notamment à des prix non homologués.

Quoi qu'il en soit, la situation est lourde de conséquences pour nombre de Brazzavillois désormais soumis aux tracasseries qu'imposent les parcours « motivés » des transporteurs, manque de carburant oblige.

Dans son mot de circonstance à l'issue de la cérémonie de vœux dans son département, le ministre des hydrocarbures Jean Marc Tysthere Tchikaya a annoncé des projets de construction d'une raffinerie d'une capacité de 5 millions de tonnes l'an et d'un pipe-line partant de Pointe-Noire pour Ouesso en transitant par Brazzaville. On s'y prendrait à rêver. Pour l'instant, le temps presse, c'est « carburant subito ».

Bertrand BOUKAKA

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