En rapport avec la grève lancée par le collège syndical des travailleurs de l’Université Marien Ngouabi et compte tenu des négociations amorcées par le gouvernement de la République avec les partenaires sociaux, les discussions se déroulent comme convenu. Durant des jours d’échanges et d’âpres discussions entre les deux parties en pourpalers, les syndicalistes et le gouvernement ont convenu de marquer encore une autre pause, pour une reprise prochaine. Question d’aller réfléchir puis consulter leur base pour apporter des réponses idoines pour la partie syndicale, et le gouvernement lui, promet de rassembler les positions et a arrêté une somme non consolidée de 15 milliards et demi.

Poursuivant les négociations entre le gouvernement, représenté par le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, du Travail et du Dialogues social, Pierre Mabiala, toujours accompagné de sa collègue de l’Enseignement supérieur, Edith Delphine Emmanuel Adouki avec le collège syndical de l’Université Marien Ngouabi, quelques points d’accord ont pu être relevé.
« … La masse salariale, qui porte sur les arriérés des salaires comptant pour l'année 2026. Les débats se sont focalisés sur ce point aujourd'hui. La partie gouvernementale que nous constituons, sommes revenus sur la question de la suspension de la grève, parce qu'il s'agit d'une procédure péremptoire. Parce que, dès lors que la partie gouvernementale accepte de négocier avec les syndicalistes de quelques secteurs que ce soit, les textes internationaux ou nationaux disent clairement qu'il faut suspendre la grève pour permettre l'évolution des négociations. La partie syndicale est allée réfléchir pour nous apporter la réponse qui convienne la prochaine fois », a déclaré le ministre d’Etat, Pierre Mabiala, à la sortie des négociations du 24 octobre 2026.

S’agissant du caractère acquis des solutions définitives sur la levée probable de cette grève, Pierre Mabiala est resté prudent et n’a pas été affirmatif à propos.
« On ne peut pas dire que c’est un acquis, parce qu'ils sont allés consulter à nouveau leur base. Ensuite, nous avons posé le problème de l'organisation des concours pour entrer à l'Université Marien Ngouabi. Il y a sept concours à organiser et c'est là, une étape préalable pour préparer justement la rentrée académique. Sur ce point, la partie syndicale a marqué un pas significatif et nous voulons ici le leur reconnaître pour dire que la partie syndicale a accepté de nous accorder l'inscription des nouveaux bacheliers, des candidats donc, pour participer à ce concours. Mais à ce stade, s’est abstenu de déclarer clairement que les concours pourront être organisés. Sur ces deux points, nous leur avons dit, s'il vous plaît, allez consulter votre collectif de l'intersyndicale et la prochaine fois vous nous apporterez des réponses », a dit le ministre d’Etat.

Néanmoins, « de notre côté, nous avons un problème de la consolidation technique et financière selon les règles établies des arriérés des salaires pour 2026. Nous avons essayé, de rassembler les positions et nous nous sommes arrêtés à peu près, à une somme non consolidée de 15 milliards et demi de F.CFA. Mais c'est non consolidé techniquement. Il faut l'intervention de nos collègues du Ministère des Finances, parce que, c'est eux qui détiennent la procédure technique et financière de consolidation des arriérés des salaires. Mais nous avons quand même arrêté qu'il s'agit de 4 mois de salaire en termes d'arriérés pour 2026 », a-t-il affirmé.
Par ailleurs, le ministre d’Etat, en fin négociateur, a reconnu que cela était pas du tout suffisant. Il faut avoir une nette vérification qui sera faite par les techniciens, par les experts du Ministère des Finances.
En ce qui concerne la suspension de la grève, le ministre d’Etat, Pierre Mabiala a rappelé que, « nous avons, de part et d'autre, qu'il s'agisse de nos amis des syndicats, ils sont allés consulter leur base pour deux problèmes sus-évoqués. Et nous aussi, nous allons consulter notre collègue des Finances et très certainement notre hiérarchie, pour avoir la conduite à tenir », a conclu Pierre Mabiala.
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville