Au quartier Ngoyo Zéphyrin, dans le 6ᵉ arrondissement de Pointe-Noire, les robinets ont perdu la voix depuis deux mois. Privées d’eau potable, les populations vivent un véritable parcours du combattant, tandis que la LCDE invoque des difficultés techniques et des coupures d’électricité. Deux mois sans eau : même les robinets semblent avoir jeté l’éponge.
L’eau, c’est la vie. Mais au quartier Ngoyo Zéphyrin dans la ville océane, ce précieux liquide semble avoir pris ses distances avec les ménages. Depuis deux longs mois, les robinets restent désespérément secs, transformant les gestes les plus élémentaires du quotidien en véritables épreuves d’endurance. Se laver, cuisiner, faire la lessive ou simplement disposer d’un peu d’eau devient un casse-tête pour des habitants qui ne savent plus à quel saint se vouer.
Interpellée par cette pénurie persistante, La Congolaise des Eaux (LCDE) avance des explications techniques, auxquelles s’ajoutent les coupures d’électricité. Des difficultés qui, si elles peuvent éclairer les causes de la situation, ne suffisent manifestement pas à étancher la soif des populations.
Car, pendant que les explications circulent, l’eau, elle, ne coule toujours pas. Et dans les foyers, la patience commence sérieusement à s’épuiser. Deux mois de privation, ce n’est plus un simple désagrément : c’est une épreuve qui affecte les conditions de vie, l’hygiène et la dignité des habitants.
Au quartier Ngoyo Zéphyrin, les robinets n’ont certes pas de calendrier de congés, mais ils semblent s’être accordé une absence prolongée sans prévenir leurs abonnés ! Une plaisanterie qui ferait sourire si les conséquences n’étaient pas aussi pénibles pour les familles.
Les habitants attendent désormais des actes concrets : une intervention technique efficace, une amélioration durable de la desserte et, surtout, un retour rapide de l’eau dans les foyers.
Car si l’électricité peut parfois jouer à cache-cache et si les installations peuvent connaître des défaillances, l’accès à l’eau demeure une nécessité vitale. Les populations de Ngoyo Zéphyrin ne demandent pas la mer à boire, mais simplement de l’eau dans leurs robinets.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville