Mossendjo-Mbinda : une route qui a pris un sérieux coup de vieux !

Mossendjo-Mbinda : une route qui a pris un sérieux coup de vieux !

Entre nids-de-poule, chaussée dégradée et trajets interminables, la route reliant Mossendjo à Mbinda dans le département du Niari (sud) donne du fil à retordre aux automobilistes. Sur cet axe stratégique (127km), chaque voyage ressemble de plus en plus à une épreuve d’endurance, où les amortisseurs sont mis à rude contribution et la patience des usagers constamment sollicitée.

À force de slalomer entre les trous, les conducteurs finiront par se demander s’ils sont encore sur une route ou sur un terrain d’entraînement pour pilotes de rallye. Ici, le volant ne sert plus seulement à conduire : il devient un véritable instrument de navigation, tandis que les amortisseurs, eux, mériteraient presque une prime de risque.

La dégradation de la route Mossendjo-Mbinda complique les déplacements des populations, ralentit les activités économiques et fragilise les échanges entre les localités concernées.

Pour les transporteurs, les conséquences peuvent être lourdes : consommation accrue de carburant, usure prématurée des véhicules, coûts d'entretien élevés et temps de trajet rallongés. Pour les passagers, le voyage peut se transformer en séance de gymnastique involontaire, avec des secousses offertes gratuitement, mais dont personne ne réclame l'abonnement.

Pourtant, cet axe routier représente un enjeu important pour le développement économique de cette partie du pays. La circulation des personnes, l'évacuation des produits agricoles et le transport des marchandises dépendent largement de la qualité des infrastructures.

Mossendjo et Mbinda méritent mieux qu'une route où chaque nid-de-poule semble avoir élu domicile pour un mandat à durée indéterminée. Les populations ont besoin d'une voie praticable, entretenue et adaptée aux enjeux économiques de leur région.

L'urgence est donc à l'action. Les autorités compétentes sont appelées à accorder une attention particulière à cet axe, en envisageant des travaux de réhabilitation et un programme d'entretien régulier.

Car, si l'humour permet de dénoncer la situation avec le sourire, il ne saurait remplacer le goudron. Et à Mossendjo comme à Mbinda, les automobilistes préféreraient certainement voir les engins de travaux publics débarquer plutôt que de continuer à tester la solidité de leurs véhicules.

Une route en bon état n'est pas un luxe : c'est une nécessité pour le désenclavement, la sécurité des usagers et le développement économique.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photos : DR