Congo – Université Marien Ngouabi : le gouvernement veut convaincre le collège Intersyndical à reprendre le travail !

Congo – Université Marien Ngouabi : le gouvernement veut convaincre le collège Intersyndical à reprendre le travail !

Le 15 octobre 2026 au Palais des Congrès de Brazzaville, les négociations entre le gouvernement congolais et le Collège Intersyndical de l’Université Marien Ngouabi (SYNALU-SYNESUP-SYNEPES), dirigées par le ministre d'État, ministre de la Fonction publique, du Travail et du Dialogue social, Pierre Mabiala, en compagnie de la ministre de tutelle de l’Enseignement Supérieur, Delphine Édith Emmanuel née Adouki n’ont pas trouvé une issue favorable. Les deux parties ont toutefois convenu de reprendre les discussions le 19 octobre prochain, avec l’espoir de survenir à une solution favorable à cette paralyse des activités de l’établissement d’enseignements supérieurs. 

A l’ouverture des discussions avec le Collège Intersyndical de l’Université Marien Ngouabi (SYNALU-SYNESUP-SYNEPES), le ministre d’Etat, Pierre Mabiala, dans un souci d’apaisement de de dialogue franc et sincère, a d’emblée fait savoir au Collège Intersyndical que, « ces négociations s’inscrivaient dans le prolongement de la réunion de concertation du 7 septembre 2026, une rencontre présidée par Monsieur le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, en personne. Qui avait du reste invité les différentes parties à privilégier les mécanismes internes de dialogue et de négociation pour prévenir l’aggravation des tensions sociales au sein de l’institution universitaire [notre alma mater] ».

Le ministre d’État a d’ailleurs a également fait un aveu très significatif, reconnaissant « que les précédentes tentatives de négociation n’avaient pas permis de satisfaire les attentes de toutes les parties, contribuant ainsi à la montée des tensions au sein de cette université ».

Néanmoins, il a aussi exprimé l’espoir que « les échanges engagés puissent déboucher sur un compromis bénéfique pour les deux parties prenantes, donc, à l’ensemble des acteurs ».

Pierre Mabiala a surtout mis un accent particulier sur le respect du cadre légal régissant le droit de grève, exhortant les participants, à faire preuve de courtoisie, de franchise et d’esprit de concession. Afin d’aboutir à un seul but. Selon lui, l’objectif demeure le rétablissement du fonctionnement normal du service public de l’enseignement supérieur.

En dépit d’un accord définitif, cette première journée augure des lendemains meilleurs dans la poursuite des discussions, qui dessinent un horizon probable que les anglicistes ou les anglo-saxonnes appelleraient ’’Happy end’’, une fin heureuse, donc, un dénouement favorable.

Ce qui conduit à une autre retrouvaille, le rendez-vous est donc pris pour le lundi 19 octobre 2026, ce qui constitue une étape déterminante pour arrondir les points et rapprocher les positions des uns et des autres, pour l’intérêts de tous (gouvernement, enseignants ou travailleurs et surtout les étudiants).

Photos : DR

VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville