Au Congo-Brazzaville, on croit souvent que la dot se résume à une cérémonie, quelques enveloppes, deux ou trois chèvres, quelques pagnes et des poignées de main. Grave erreur ! La dot est un abonnement sans date de résiliation.
Le jour du mariage, la famille de la mariée vous accueille avec de grands sourires. Vous pensez avoir tout réglé. Puis, quelques semaines plus tard, le téléphone sonne : « Mon gendre, nous avons une petite réunion de famille... » Traduction : prépare un petit quelque chose !
Ensuite viennent les anniversaires, les baptêmes, les deuils, les fêtes, les visites surprises et même les récoltes.
Le gendre devient officiellement le ministre des Finances de la belle-famille. À ce stade, certains disent en plaisantant que la dot est le seul investissement dont les mensualités ne s'arrêtent jamais !
Mais derrière ces éclats de rire se cache une belle réalité. Dans nos traditions, la dot n'est pas l'achat d'une épouse. Elle symbolise l'union de deux familles, le respect mutuel, la solidarité et les liens qui se construisent au fil du temps. Elle rappelle qu'un mariage ne concerne pas seulement deux personnes, mais toute une communauté.
Alors, chers futurs maris, ne paniquez pas ! Si la dot ne finit jamais, c'est peut-être parce que l'amour, le respect et les relations familiales, eux non plus, ne devraient jamais prendre fin.
Et souvenez-vous : le jour où votre belle-mère vous dira en souriant : « Mon fils, nous avons juste besoin de toi... », sachez que votre portefeuille, lui, aura déjà compris avant vous !
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville