Cérémonie officielle, le 26 avril 2026 à l’hôpital spécialisé Mère-Enfant Blanche Gomes de Brazzaville du lancement régional de la Semaine Africaine de la Vaccination couplée à la dose de naissance contre l’hépatite B. La cérémonie de se lancement a été placé sous la direction du ministre de la Santé et de la Population, Jean Rosaire Ibara, en présence du Représentant résident de l’OMS Afrique, Docteur Vincent Dossou Sodjinou, de l’administrateur-maire de l’arrondissement 3 Poto-Poto, Madame Okemba née Bakoukas Ndéla, des cadres de la Santé, des partenaires du secteur de santé. C’est la 16e édition du calendrier vaccinal avec pour thème : « Pour chaque génération, les vaccins sont efficaces ».
En effet, le lancement de la 16e édition de la semaine africaine de la vaccination est un rendez-vous majeur pour la santé publique. Cette vaccination couplée à l’intronisation nationale de la dose de naissance du vaccin contre l’hépatite B. la vaccination sauve des vies, faisons vacciner nos enfants dès la naissance jusqu’à l’âge de 18 mois et les femmes enceintes pour les protéger. Une étape décisive dans la lutte contre cette maladie, visant à protéger les nouveau-nés, dès les premiers instants de la vie humaine.
Dans son propos, le Représentant résident de l’OMS au Congo, Vincent Dossou Sodjinou, a exprimé sa gratitude à l’endroit de la République du Congo, terre d’accueil. « La vaccination demeure l’une des interventions de santé publique les plus efficaces et les plus équitables. Depuis 1974, elle a permis de sauver plus de 154 millions de vies dans le monde, dont environ 1,8 million chaque année dans la Région africaine. Elle contribue à réduire la mortalité infantile et constitue un pilier essentiel des soins de santé primaires, de la couverture sanitaire universelle et du développement durable », a-t-il déclaré.

« Mais au-delà des chiffres, la vaccination est avant tout une histoire humaine. C’est l’histoire de ces enfants africains qui grandissent aujourd’hui sans craindre la paralysie causée par la poliomyélite, maladie qui a longtemps brisé des vies et des familles. C’est l’histoire de ces jeunes filles, de plus en plus nombreuses à travers notre continent, protégées contre le papillomavirus humain, grâce à l’introduction réussie du vaccin contre le HPV dans plus de 32 pays de notre Région. C’est l’histoire de communautés entières qui, grâce à la vaccination, vivent en meilleure santé et avec plus de dignité. Face à cette situation, notre responsabilité collective est plus que jamais engagée », a relaté le Représentant résident.
Pour Vincent Dossou Sodjinou, dans ce contexte, l’année 2026 constitue une année charnière : une année d’accélération, de transformation et de concrétisation de nos engagements. Notre slogan régional, « Populations vaccinées, populations en bonne santé » porte un message clair : lorsque les populations sont protégées, nous bâtissons des sociétés plus fortes, plus résilientes et plus prospères.
Par ailleurs, la Semaine africaine de la vaccination est un moment clé qui permet de rappeler l’importance des vaccins, de renforcer la sensibilisation et d’accélérer l’action. Elle donne l’occasion de rapprocher la vaccination des populations, d’atteindre les enfants qui n’ont pas encore été vaccinés, de stimuler la demande et de promouvoir la vaccination tout au long de la vie. Cela signifie protéger les nourrissons, les enfants, les adolescents, les adultes et les personnes âgées, selon les besoins de chaque pays.
« Je voudrais ici saluer les efforts du Gouvernement de la République du Congo, qui a renforcé ses infrastructures de santé, amélioré l’approvisionnement en produits essentiels et soutenu la formation des agents de santé. Ces efforts contribuent concrètement à améliorer la qualité des services de santé et à rapprocher la vaccination des populations. Ils illustrent clairement que le leadership national est la clé du progrès », a-t-confirmé.

« Ensemble, faisons en sorte que chaque personne en Afrique, où qu’elle se trouve, ait accès aux vaccins essentiels. Ensemble, bâtissons une Afrique où aucune communauté n’est laissée pour compte. Ensemble, faisons de la vaccination un pilier de notre souveraineté sanitaire. L’OMS reste engagée aux côtés de tous les États Membres et des partenaires pour faire de la vaccination pour toutes les générations une réalité », a-t-il rassuré.
De son côté, le ministre de la Santé et de la Population a révélé que « notre action s'inscrit pleinement dans l'agenda mondial pour la vaccination à l'horizon 2030 de l'OMS qui fixe les objectifs suivants. Réduire de moitié les enfants zéro dose, atteindre 90% de couverture pour les vaccins essentiels, introduire les nouveaux vaccins et garantir l'équité vaccinale afin que nul ne soit laissé pour compte. Ces orientations trouvent leur déclinaison africaine dans la déclaration d'Addis-Abeba sur la vaccination par laquelle nos chefs d'État et de gouvernement se sont engagés à universaliser l'accès à la vaccination comme pilier de la couverture vaccinale universelle. Grâce à ces efforts collectifs, les vaccins ont sauvé plus de 150 millions de vies au cours des 50 dernières années, soit près de 6 vies chaque minute. Derrière ces chiffres éloquents, il y a des décennies d'engagement collectif, d'investissements constants, le dévouement des agents de santé et surtout la confiance indéfectible des communautés ».

« Elle consacre une avancée majeure avec l'introduction officielle de la dose de naissance du vaccin contre l'hépatite B dans notre calendrier vaccinal. En effet, l'hépatite B est un fléau silencieux. C'est ainsi qu'en 1994, le Centre international de recherche sur le cancer, Agence de l'OMS, a officiellement classé le virus de l'hépatite B parmi les cancérogènes avérés pour l'homme aux côtés du tabac et d'autres agents majeurs », a précisé Jean Rosaire Ibara.
« Dans notre région africaine, la prévalence dépasse parfois 8% dans certains pays et la transmission de la mère en enfant à la naissance est un mode de contamination majeur et un nourrissant infecté a jusqu'à 90% le risque de développer une infection chronique évoluant vers la cirrhose ou le cancer primitif du foie. Désormais, chaque nouvelle sur le sol congolais recevra dans les 24 heures suivant sa naissance une dose monovalente du vaccin contre l'hépatite B avec une efficacité préventive proche de 90%. Le Congo rejette ainsi les plus de 115 pays déjà engagés en ligne avec l'objectif d'élimination de l'hépatite B à l'horizon 2030 », a-t-il affirmé.

« Nous pouvons noter, entre autres, l'interruption de la circulation du poliovirus sauvage sur le continent africain, aboutissant à la certification historique de l'éradication de la polio sauvage en Afrique en août 2001, après plusieurs décennies de mobilisation sans précédent. La réduction de manière significative de la mortalité due à la rougeole. L'élimination quasi certaine de la méningite à méningocoque A. L'élimination du tétanos maternel et néonatal dans de nombreux pays de la région. Et plus récemment, l'introduction du vaccin antipaludique dans plusieurs pays africains qui ouvre une nouvelle ère dans la lutte contre le paludisme, première cause de mortalité infantile sur notre continent. Ces succès ne sont pas le fruit du hasard. Ils résultent des décisions politiques courageuses, d'investissements soutenus, du leadership de l'OMS Afrique et d'une solidarité régionale et internationale exemplaire. Ils démontrent, s'il en est encore besoin, que vacciner, c'est gouverner dans l'intérêt des générations présentes et futures. C'est pourquoi, à la lumière de ces acquis, je renouvelle avec insistance l'appel aux États membres de la région africaine à accroître substantiellement leurs investissements nationaux dans la vaccination, à renforcer leur système de santé de base et à soutenir résolument les efforts de l'OMS Afrique et de Gavi pour maintenir et même amplifier la dynamique des succès engagés ».
En substance Jean Rosaire Ibara a adressé des messages particuliers à celles et ceux qui, chaque jour, font vivre cette noble cause. Aux partenaires techniques et financiers, à l'Organisation Mondiale de la Santé et à son Bureau régional pour l'Afrique, à l'UNICEF, à Gavi, à Africa CDC, à la Banque mondiale, à nos partenaires bilatéraux et multilatéraux, ainsi qu'à toutes les fondations et organisations de la société civile qui nous accompagnent.

En outre, il a exprimé sa gratitude au gouvernement de la République et des 47 États membres de la région africaine. Votre appui financier, technique et stratégique qualité demeure et restera déterminant. Je formule le vœu que vous poursuiviez cet accompagnement afin de bâtir ensemble une autonomie vaccinale africaine durable, y compris à travers le soutien à la fabrication locale des vaccins sur notre continent. Aux agents de santé, les piliers de cette action. La confiance accordée aux communautés est une responsabilité immense que vous devez maintenir. Aux parents et aux communautés, je vous exhorte à faire vacciner les enfants dès la naissance et selon le calendrier recommandé.
VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville