Election présidentielle au Congo : les agents de la Force publique ont voté dans la sérénité

Ce mercredi, entre 55 000 et 60 000 personnes, extraites du fichier général de plus de 2,5 millions d’électeurs, étaient appelés aux urnes pour élire leur futur Président de la République. Au moins 131 bureaux étaient ouverts entre 7 et 17 heures sur l’ensemble du pays. Avec le plus grand contingent, Brazzaville et ses trente bureaux de vote ont été envahis par les militaires, gendarmes et policiers dont certains étaient en tenue civile.

A la différence du vote général, le dépouillement du vote de la force publique ne se fera pas le même jour.

Selon le président de la Commission nationale électorale indépendante (CNEI), Henri Bouka, les délégués des candidats peuvent au fur et à mesure demander que soient insérées les observations qu’ils croient utiles dans le procès-verbal tout au long du vote.

Habitués à une certaine stabilité, les congolais craignent que des troubles n'éclatent après la proclamation des résultats dans certains quartiers de Brazzaville et Pointe-Noire.

Au Congo-Brazzaville, la présidentielle se déroule dans un contexte économique difficile pour ce petit pays d'Afrique qui dépend beaucoup des recettes pétrolières qui en ont fait l'un des pays les plus riches d'Afrique, mais où près d'un tiers des quelque quatre millions d'habitants vit dans la pauvreté malgré de grandes richesses forestières et minières.

Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville

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