Pays du Niari, chacun aura sa part

Que reste t-il de nos amours, pourrait-on s’écrier, comme dans cette chanson culte de Charles TRENET, à l’issue des assises de la CORECAN tenues à Dolisie. Maitre Martin MBERI qui en est l’initiateur envisage désormais de créer sa propre formation politique. C’est la principale conclusion des premières assises des pays du Niari qu’il a organisé dans la capitale de « l’or vert ».

Les assises de Dolisie ont regroupé les ressortissants des pays du Niari venus de divers horizons de la République. À travers ces assises, Martin MBERI s’est mis en capacité d’appeler les filles et les fils des pays du Niari fédérant les régions du Niari, de la Lékoumou et de la Bouenza, autour d’une vision autre que celle portée naguère par Pascal LISSOUBA à travers l’UPADS, au logo représentant trois palmiers.

Le thème des assises consacre à l’évidence un positionnement autre que celui marqué par le principal parti de ce grand vivier électoral. Et le contraste est saisissant. « Filles et fils des pays du Niari, dans la paix, consolidons notre unité afin de prendre toute notre place politique au sein de la nouvelle République ».

Ces assises regroupant plus de 400 délégués ont porté sur la restitution des différentes idées collectées lors de la tournée de la CORECAN dans les pays du Niari aux mois de novembre et décembre 2015.

Chacun prend sa part…

La CORECAN entend se muer en un parti politique national. Si le slogan « chacun aura sa part » est du  domaine du passé, Martin MBERI n’en prend pas moins la sienne dans ce vivier électoral où est enracinée l’UPADS à laquelle il semble désormais disputer le leadership. « Nous devons accepter l’existence de plusieurs partis dans les pays du Niari. C’est un principe établi par la loi, auquel nous ne pouvons pas déroger, mais à aucun titre et surtout pas par des artifices. Les pays du Niari nous appartiennent à tous » a-t-il martelé.

Ce positionnement plutôt stratégique que fédérateur semble sonner le glas sur la suprématie de l’UPADS et cela se lit en filigrane dans les propos de Martin MBERI. « Notre souhait est de voir émerger un parti national qui aurait pour fief électoral les pays du Niari, même si ce serait en partage avec d’autres, en vue de garantir l’efficacité de notre participation effective à la vie politique nationale » a conclu Martin MBERI.

Le comité de suivi des conclusions des assises des pays du Niari est dirigé par Martin MBERI, il est secondé par Christian DZINGA BOUBANGA.

Le divorce est consommé !

Le futur parti est en gestation. Il se prédispose à « être la pierre angulaire pour la construction d’un édifice nouveau afin d’aller ensemble vers une destinée nouvelle ». En cela, les pays du Niari version Martin MBERI se veulent « un socle sur lequel sera bâti le Congo de demain ».

Les maçons sont au pied du mur. La première construction porte sur la présidentielle du 20 mars prochain. On patientera quelques semaines, le temps de voir l’ouvrage, pourquoi pas sur ces paroles de la chanson de Charles TRENET : « Que reste t-il de nos amours …Le soir le vent qui frappe à la porte me parle de nos amours mortes ».

Benoît BIKINDOU

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