Congo : Les enjeux du scrutin des législatives

Après une campagne législative pour le moins chargée, nous clôturons ce dimanche 30 juillet 2017 notre choix politique en votant au second tour des législatives. La grande question est la suivante, allons-nous confirmer le choix présidentiel des congolais ?

Comme le soulignent de nombreux observateurs de la politique congolaise, la majorité écrasante du Parti congolais du travail (PCT, parti au pouvoir) peut tout aussi bien permettre au président Denis Sassou Nguesso et son gouvernement de faire avancer le Congo plus rapidement dans le bon sens, comme dans le mauvais sens. Avoir les pleins pouvoirs est un pari risqué. Pour autant le Congo a besoin d’avancer, le PCT de Denis Sassou Nguesso le promet. La politique de la"rupture"est belle et bien en marche pour sortir le pays de la crise et préparer l'après pétrole.

Les élections législatives recouvrent aussi un enjeu financier pour les partis politiques, dont le montant des subventions publiques reçues dépend du score réalisé.

Le nombre d'élus siégeant à l'Assemblée et au Sénat donne le droit au versement d'une aide publique, calculée en proportion.

Il y a enfin un autre enjeu qui découle de ces législatives : le statut du chef de l’opposition.

Celui-ci reviendra au groupe de l’opposition le plus important au sein de l’Assemblée nationale. C’est une première au Congo-Brazzaville.

Ce chef de l’opposition pourra, entre autres, être consulté à diverses occasions. Porte-parole officiel de l’opposition, il sera aussi protégé par la loi et disposera de certains privilèges.

C’est une façon pour la nouvelle République de prendre en compte une partie de l’opinion qui ne s’est pas exprimée en faveur de la majorité.

Germaine Mapanga

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