La mort du président Marien Ngouabi, le flou règne toujours après 40 ans

Qui a tué le président Marien Ngouabi ? Quarante (40) ans après, les congolais en sont encore à s’interroger sur ce qui s’est réellement passé, ce 18 mars 1977. L’enquête a-t-elle piétinée, on le pense le moins. Les pistes se sont toujours refermées, chaque fois que l’on a voulu démasquer les commanditaires. Toujours inexpliquée, cette mort reste empreinte de mystère jusqu’à nos jours.

19 mars 1977. L’annonce est faite sur radio Congo (La voix de la révolution congolaise). Un commando-suicide à la solde de «l’impérialisme aux abois » a tiré à bout portant sur le « camarade Ngouabi ».

Moins de 12 heures après sa mort, un comité militaire du Parti congolais du travail (CMP), s’est octroyé les pleins pouvoirs.

L’ex-résidence présidentielle comme mausolée n’a pas calmé les esprits. Même la couleuvre du « martyre » n’a pas fait mouche.

Marien Ngouabi était un homme de bonnes manières, simple, un peu naïf et sincère, surtout courageux. Il a toujours expliqué sa démarche en public, les meetings c’est là qu’il échangeait avec le peuple.

Président, il est resté ce soldat du peuple, n'hésitant pas de sauter en parachute pour garder le lien avec son corps de métier.

Il n’accordait pas trop d’intérêt au matériel.

Sa silhouette frêle, sa petite taille enfilait régulièrement un training pour faire le jogging dans les rues de Brazzaville, saluant au passage ceux qu’il rencontrait. Il n’était d’ailleurs pas rare d’apercevoir sa petite silhouette sur un terrain de foot.

Il était un président à part, très loin de ces nouveaux milliardaires des tropiques.

Aujourd’hui, le musée Marien Ngouabi est comme à l’abandon. L’endroit n’est plus comme du temps du mythe du« martyre ». Aussi, les congolais s’impatientent toujours de connaître les circonstances de sa tragique disparition.

Germaine Mapanga

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