Congo – Monde du travail : Réaménagement en Conseil des ministres des horaires applicables dans les différentes administrations

Congo – Monde du travail : Réaménagement en Conseil des ministres des horaires applicables dans les différentes administrations

Le gouvernement a adopté le 14 octobre en Conseil des ministres, un décret réaménageant les horaires de travail des agents de l’État. Cette disposition vise à remettre la ponctualité et la présence effective des fonctionnaires à leur poste de travail, pour améliorer la qualité des services rendus aux usagers.

Les retards, les absences injustifiées et le non-respect des horaires de service sont dans le viseur des autorités congolaises. Réuni le 14 octobre au Palais du Peuple, sous la présidence de Denis Sassou-N’Guesso, le Conseil des ministres a adopté un décret fixant la durée journalière du travail et les horaires applicables dans les administrations publiques, les établissements publics à caractère administratif, les services des institutions constitutionnelles et les collectivités locales.

Le nouveau dispositif fixe la durée du travail à sept heures par jour, soit 35 heures par semaine, réparties sur cinq jours, du lundi au vendredi.

Pour les administrations fonctionnant en journée continue, les horaires passent de 7 h à 14 h à 8 h à 15 h, avec une pause de 30 minutes prévue entre 12 h et 12 h 30.

Les services organisés en deux périodes de travail devront, quant à eux, fonctionner de 8 h à 12 h 30, puis de 13 h 30 à 16 h 30, conformément aux dispositions présentées au Conseil des ministres.

Des aménagements spécifiques sont également prévus pour les secteurs dont les activités nécessitent un fonctionnement par roulement ou par rotation, notamment dans l’éducation nationale.

Des bureaux vides de leurs occupants parfois bien longtemps après le début du travail, c’est le spectacle qu’offre certaines administrations congolaises, tant ceux qui y prestent sont presque des « travailleurs fantômes ». Ils viennent au travail à leur guise, avec des justifications d’absence ou de retard aussi fallacieuses les unes que les autres et bénéficient même de la quasi complicité de leurs responsables. « Après tout, c’est le travail de l’État, il ne finit jamais. » s’entend-t-on dire.

À travers ce réaménagement, le message du gouvernement est sans équivoque : renforcer la discipline professionnelle et rétablir la régularité dans le fonctionnement des services publics.

Au-delà du simple réaménagement des horaires, les autorités veulent responsabiliser davantage les agents civils de l’État et faire du respect des obligations professionnelles une règle incontournable.

Reste que l’une des raisons évoquées par les retardataires au travail, est la difficulté de déplacement, relative aux transports en commun, surtout au moment d’aller au boulot. Une réalité bien palpable, qui appelle des solutions et que l’on ne saurait éluder. Autrement, cet état de fait constituera un goulot d’étranglement pour les mesures ainsi prises.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville