Un sondage donne Jordan Bardella, président du Rassemblement National vainqueur de la présidentielle 2027. Le président du Rassemblement National l’emporterait face à tous ses adversaires potentiels. Il battrait même à plate couture Jean Luc Mélenchon de La France Insoumise avec « un score fleuve ».
À dix-huit mois de l’élection présidentielle, Jordan Bardella consolide son statut de personnalité politique et domine largement les intentions de vote pour la présidentielle de 2027.
Le baromètre Odoxa et Mascaret pour Public Sénat et la presse régionale réalisé les 19 et 20 novembre 2025, le place une nouvelle fois en tête du palmarès de l’adhésion, avec 39 % d’opinions favorables, soit trois points de plus qu’en octobre.
Jordan Bardella devance nettement Marine Le Pen, restée stable à 35 %, et apparaît déjà comme son successeur naturel dans la course à l’Élysée, surtout si la condamnation à une peine d’inéligibilité de Marine Le Pen est confirmée en appel en janvier.
La progression de Jordan Bardella est encore plus spectaculaire parmi les sympathisants du Rassemblement national, où il atteint 97 % d’adhésion, un niveau quasi inédit.
La nouveauté de ce baromètre réside dans les projections de second tour, où Jordan Bardella l’emporterait désormais face à tous les candidats testés. Face à Édouard Philippe (Horizons), il recueillerait 53 % des voix. Face à Raphaël Glucksmann (Place publique), son avance s’étendrait à 58 %. Il devancerait également Gabriel Attal (Renaissance), avec 56 %. Quant à un duel contre Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), il tournerait même à la victoire écrasante, Bardella atteignant 74 % d’intentions de vote.
Une telle configuration marque une rupture nette, en avril dernier encore, Édouard Philippe aurait battu Bardella au second tour, avec 54 % contre 46 %.
Gaël Sliman président de l’institut odoxa met toutefois ces résultats en perspective, rappelant qu’ une intention de vote à un an et demi d’une échéance présidentielle n’a aucune valeur prédictive. Elle ne reflète que la situation actuelle, comme si le scrutin se tenait immédiatement.
Les analystes politiques relèvent tout de même que nombreux de ceux qui bénéficiaient des vents favorables à un an et demi de la présidentielle n’atteignirent pas l’Élysée. Lionel Jospin, Edouard Balladur, François Fillon ou encore Ségolène Royal en firent en leur temps l’amère expérience.
Mais peut-être le moment est-il venu, pour un candidat du Rassemblement National, d’exploser enfin le fameux plafond de verre.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville