Amnesty appelle à la libération « sans conditions » de Paulin Makaya

A l'approche de la présidentielle du 20 mars, Amnesty International, organisation de défense des droits de l'Homme exhorte dans un communiqué le ministère public à abandonner « toutes les accusations » contre Paulin Makaya, président d'une petite formation d'opposition, Unis pour le Congo (UPC) et a « libérer immédiatement et sans conditions » le jeune opposant détenu depuis plus de deux mois.

Amnesty International estime que M. Makaya est un prisonnier « politique » et qu'il est poursuivi « simplement » pour avoir exercé « pacifiquement son droit à la liberté d'expression », un « des droits humains fondamentaux qui devraient être toujours respectés et protégés, particulièrement pendant les périodes électorales ».

La réaction du gouvernement congolais est sans appel.

« Je m'inscris totalement en faux à la fois sur la description des faits par Amnesty International et sur le caractère pacifique de certains rassemblements précisément autour du 20 octobre », a déclaré à l'AFP Thierry Moungalla, porte-parole du gouvernement de Brazzaville.

«J'aimerais qu'Amnesty International se rapproche des autorités compétentes et demande ce qu'il y a dans le dossier » plutôt que de publier des communiqués « partiaux », a-t-il ajouté.

Paulin Makaya qui a connu près de 17 ans d'exil avant de rentrer au Congo en juillet 2014, a été incarcéré fin novembre. Il est poursuivi pour avoir organisé et participé à une manifestation non autorisée le 20 octobre dernier, ainsi que pour détention illégale d'armes de guerre et complicité d'incendie d'édifices publics.

Aurélie ISSIMBA

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