Le numéro d’urgence n’est ni un défouloir ni une ligne réservée aux amateurs d’injures. À Pointe-Noire, Ngoma Ngoma Jean, alias « Daco Daco », vient de l’apprendre à ses dépens après avoir pris l’habitude d’appeler le 117 pour insulter les policiers.
Certains décrochent leur téléphone pour appeler un proche, d’autres pour signaler un danger. Daco Daco, lui, avait visiblement trouvé une autre occupation : composer le 117 pour passer ses nerfs sur les agents de police. Un passe-temps pour le moins insolite, qui vient de lui attirer des ennuis.
Interpellé à Pointe-Noire, où il réside, Ngoma Ngoma Jean n’a pas cherché à nier les faits. « J’ai l’habitude de composer le 117 pour injurier les agents de police », a-t-il reconnu.
Mais lorsqu’il lui a été demandé pourquoi il s’adonnait à cette pratique, l’intéressé n’a pas vraiment fourni d’explication. Il a plutôt choisi la voie des regrets : « Pour le tort commis, je demande pardon et jure de ne plus le refaire. »

Comme quoi, à force de jouer avec le numéro d’urgence, on finit parfois par avoir la police au bout du fil… mais pas forcément pour prendre de ses nouvelles !
Conscient de son erreur, Daco Daco a également appelé ses compatriotes à ne pas utiliser le 117 sans motif valable et à respecter les policiers chargés d'assurer la sécurité de tous.
Il convient de rappeler que le 117 est le numéro officiel et gratuit d'appel d'urgence de la Police nationale au Congo. Accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, il permet notamment de signaler une situation dangereuse, un acte de délinquance ou une urgence nécessitant l'intervention des forces de l'ordre.
Les appels malveillants, les fausses alertes et les injures peuvent exposer leurs auteurs à des sanctions prévues par la loi.
Le 117 n'est pas un numéro de spectacle, et les policiers ne sont pas des punching-balls téléphoniques. Pour ceux qui ont envie de bavarder sans raison ou de distribuer des insultes, mieux vaut trouver un autre passe-temps. Car si l'humour est permis, l'irresponsabilité, elle, peut coûter cher.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville
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