Brazzaville : Quand les mots dépassent la pensée et que la police remet les pendules à l’heure !

Il aura suffi d’une vidéo, d’un ton déplacé et de mots de trop pour déclencher une véritable onde de choc. Jean-Paul Damien, DGA de STHIC, s’est retrouvé malgré lui au cœur d’un bad buzz dont il se serait bien passé. Dans une séquence largement relayée sur les réseaux sociaux, l’homme s’adresse à ses employés dans un langage pour le moins coloré — disons-le, un festival d’expressions peu recommandables qui ont fait bondir plus d’un Congolais.

Mais au pays du respect et du vivre-ensemble, les paroles ne s’envolent pas toujours surtout quand elles sont filmées. Résultat : mardi 7 avril 2026, au petit matin, direction la police pour une convocation en bonne et due forme pour « injure publique ». Comme quoi, même les mots peuvent avoir un casier judiciaire !

Selon une source proche du dossier, l’intéressé aurait reconnu ses écarts de langage et envisagerait désormais un exercice bien connu mais parfois difficile : faire amende honorable en public. Une sorte de « mea culpa » version 2.0, où l’on remplace les insultes par des excuses bien senties.

Dans cette affaire, il faut saluer la réactivité des forces de l’ordre, qui n’ont pas laissé cette sortie de route verbale filer sans rappel à l’ordre.

Une intervention rapide qui sonne comme un message clair : le respect n’est pas une option, même sous pression, même en costume-cravate.

Moralité ? Avant de parler sous le coup de l’émotion, mieux vaut tourner sept fois sa langue dans sa bouche ou vérifier que la caméra est bien éteinte. Parce qu’aujourd’hui, entre buzz et justice, il n’y a parfois qu’un mot de trop !

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

Photo : DR