Quatorze femmes, dont dix de Bandzoko et quatre de Lessoukou, ont porté la voix du Congo au séminaire international consacré à la défense du Bassin du Congo, organisé du 3 au 5 novembre 2026 à Brazzaville. Au cœur des débats : la pollution des eaux, la destruction de l’écosystème et les conséquences de l’exploitation minière sur les communautés locales.

Placée sous le thème « Échange transfrontalier sur l’extractivisme du minerai de fer, les biens communs forestiers et le pouvoir d’action des communautés », cette rencontre a réuni le Congo, la RDC et le Cameroun, à l’initiative de l’ONG WOMIN et de son partenaire ARPA2DH.

Les représentantes de Mayoko dans le département du Niari (sud) n’ont pas fait le déplacement pour jouer les figurantes.

La cheffe du village Odile, Jeannine, Victorine et Élise ont notamment dénoncé la contamination des eaux, la dévastation de la biodiversité, les dérives des exploitations minières et la marginalisation des populations riveraines.

Un plaidoyer sans détour pour rappeler une évidence, le minerai de fer peut enrichir les exploitants, mais ne doit pas appauvrir les communautés ni condamner leur environnement. À Mayoko, les femmes ont décidé de faire entendre leur voix.
Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville
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