Congo : les agents des postes réclament le paiement de deux ans et demi d’arriérés de salaire

Au moins 241 employés de la Société des postes et de l’épargne du Congo (Sopeco) sont en mouvement de « sit-in » illimité devant la direction de leur entreprise, à Brazzaville, depuis plus d’un mois. Ils réclament le paiement de deux ans et demi d’arriérés de salaire et revendiquent l’amélioration de leurs conditions de travail.

Des branchages accrochés aux poteaux électriques ou encore sur les arbres, des moustiquaires suspendues sur des chaises ou étalées à même le sol : la cour de la direction de la Sopeco affiche ce décor depuis plus d’un mois. C’est l’expression d’un ras-le-bol des agents qui sont en sit-in pour revendications sociales. Parfaite, employée, soutient le mouvement.

Steal Gabio, porte-parole de l’intersyndicale de la Sopeco affirme que dans l'ensemble, les agents réclament 30 mois d’arriérés de salaires cumulés ces quatre dernières années, et surtout la revalorisation de ces mêmes salaires.

La situation de l’entreprise est délicate et va au-delà ce que l’on peut penser.

La Sopeco est née de la scission de l’Office national des postes et télécommunications (ONPT) survenue en 2003.

Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville

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