Denis Christel Sassou N’Guesso déterminé à voir demain les produits congolais à gogo dans les supermarchés ?

En séjour de travail en Italie, le ministre congolais de la Coopération internationale et de la promotion du partenariat public-privé, Denis Christel Sassou N’Guesso a échangé lundi avec la vice-ministre italienne en charge des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Marina Sereni,  afin de créer un mécanisme d’évaluation et de suivi des accords signés entre le Congo et l’Italie depuis 1968, mais aussi et surtout de la vision du Président de la République du Congo sur la diversification économique, avec l’agriculture comme pilier.

«Je lui ai également présenté la vision du Président de la République sur la diversification économique, avec l’agriculture comme pilier. Et elle m’a fait savoir que son pays est tout à fait disposé à accompagner le Congo et à rendre notre coopération beaucoup plus efficace », a écrit Denis Christel Sassou N’Guesso sur son compte Twitter.

Quelle incongruité que de faire ses emplettes dans les grandes enseignes du Congo-Brazzaville sans les produits du terroir. Dans les rayons on retrouve à foison la bouffe qui vient de loin, de très loin même. Sur les étals des commerçants, les fruits et légumes sont pour la plupart importés de l'étranger, "même les safous",  pour paraphraser le Président congolais, Denis Sassou N'Guesso lors de ses différents meetings de campagne électorale en mars dernier.

Le Congo importe chaque année plus de 700 milliards de FCFA de produits alimentaires. C’est énormissime !

Oui, notre terre est fertile. 10 millions d’hectares de terres fertiles, de conditions climatiques et géographiques favorables. Nos paysans produisent. La transformation est balbutiante mais elle existe. Mais alors diantre, où ça coince ?

Pourquoi les rayons sont-ils encore dépourvus des aliments made in Congo ? Très belle question pour parler comme l’autre.

Chacun peut aller avec pour son couplet. Nous persistons et signons. Il y a un protectionnisme de mauvais aloi indigne du libéralisme tant vanté par nos amis venus de par de là les mers, la Méditerranée, ceux-là qui monopolisent le commerce du gros.

Comment ? Mais vous aussi…en important tous azimuts. Tenez-vous bien ! Nous avons vu de nos propres yeux, dans un supermarché de la place, des bananes douces plantées en Martinique… franchement, n’abondent-elles pas dans notre pays béni des Dieux la bonne vieille banane douce ? Posez la question c’est déjà répondre.

Trêve d’élucubrations, aux pouvoirs publics de mettre la pression, aux paysans et autres transformateurs de tordre le cou à cette vilenie : plus paresseux que les congolais tu meures.

Dopons notre agriculture. C’est une véritable mine d’emplois de nature à atténuer cette déferlante qu’est le chômage. C’est aussi un véritable atout en ces temps de diversification de l’économie nationale.

C’est une question de souveraineté. D’indépendance. D’orgueil national et de lutte contre la vie chère.

Et comme le disait le Président Marien Ngouabi dans les années 70 : « citadins et paysans, la main dans la main, transformons nos campagnes, en de cités rurales agréables pour tous ».

Jean-Jacques DOUNDA / Les Echos du Congo-Brazzaville

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