Congo - Franc CFA : Doit-on s’attendre à une nouvelle dévaluation ?

« Franc CFA : les tensions s'accumulent en Afrique centrale », tel est le titre d’un article de médiapart en date du 9 juin 2019, signé de Fanny Pingeaud. Une fois de plus, les rumeurs sur une éventuelle dévaluation du Franc CFA se font de plus en plus persistantes, au point d’en appeler à une prise de parole des gestionnaires du secteur de la monnaie, pour apaiser les esprits et surtout rassurer l'opinion.

 C'est donc un article de Médiapart, un journal français en ligne très bien informé et qui est souvent à l'origine de scandales d'État, qui vient de jeter le pavé dans la marre ‘’trouble’’ du Franc CFA.

Dans le corps de l'article, la rédactrice Fanny Pingeaud souligne que « le franc CFA utilisé en Afrique centrale traverse, depuis quelques semaines, une zone d'instabilité. L'activité des banques et des entreprises en pâtit ».

Et le journal de poursuivre: « En cause, la gestion des réserves en devises, dans laquelle la France ne joue pas le rôle qui devrait être le sien ».

Les indices de cette tension? « Pénurie de devises, hausse importante des frais de change, sanctions contre les banques ayant enfreint la réglementation des changes, rumeurs et peur d'une dévaluation... » Relève Médiapart.

Les États affectés sont: « Le Cameroun, le Gabon, la Guinée-Equatoriale, la République centrafricaine (RCA), la République du Congo et le Tchad », rapporte le journal. En somme, les Etats qui forment la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC).

Même si Médiapart dispose, il va s’en dire, de ‘’ sources bien informées’’, pour l’heure, aucun des pays cités et à l’évidence en danger, n’a brisé la loi du silence en réagissant à cette publication, même si elle est hors des circuits financiers où répète t-on toujours que ‘’ l’argent n’aime pas le bruit’’.

Quoi qu’il en soit, pour de nombreux utilisateurs du Franc CFA, l’angoisse monte, même si tous veulent croire que ce n’est qu’une rumeur. Encore une, non fondée.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville