Congo – Économie : Sensible réduction des déficits publics

Dans son dernier ‘’Africa Pulse’’, qui rend compte de l’évolution macroéconomique des pays africains, la Banque Mondiale révèle, entre autres informations, que certains pays pétroliers de la région comme ceux de la CEMAC et l’Angola, sont parvenus en 2018, à réduire leurs déficits budgétaires.

Pour la Banque mondiale, les arguments derrière la réduction de ces déficits publics sont très différents. L’Angola a surtout bénéficié d’une remontée des prix du pétrole, qui ont gonflé ses revenus.

En Zone CEMAC dont fait partie le Congo, on a assisté à une véritable baisse des dépenses publiques, ce qui a permis de réduire les besoins supplémentaires de liquidités.

Plus globalement, l’Africa Pulse 2018 révèle que la médiane (niveau intermédiaire) des déficits publics en Afrique est passée de 4,4% du Produit Intérieur Brut, à seulement 3,4%.

Même si les experts trouvent que cette performance est en trompe l’œil, car 8 pays de la région sont en situation de stress d’endettement, il n’en demeure pas moins que des efforts constants sont faits, notamment au Congo-Brazzaville où la situation est à une véritable inversion des tendances.

Le pays tarde certes à boucler son programme avec le Fonds Monétaire International, il a cependant mis en place un train de mesures visant à alléger les dépenses certes essentielles, mais non prioritaires, afin d’anticiper un changement de cap.

D’autre part, la lutte contre les antivaleurs augure un assainissement porteur, pourvoyeur de davantage de recettes au trésor public.

La ‘’croisade’’ en cours contre le « manque-à-gagner de l’exploitation forestière pour l’État », en est une parfaite illustration, avec un peu plus de 12 milliards de Francs CFA à recouvrer.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville