Avec « Apothéose », la chanteuse gabonaise Tina Mikoué livre un album riche et éclectique

Malgré une activité mise à mal par la crise sanitaire en France, la chanteuse gabonaise, Tina Minkoué ne s’est pas laissée abattre. Elle vient de larguer une bombe lyrique sur le marché des œuvres phonographiques très éclectique rassemblant tous les thèmes et toutes les musiques qui lui tiennent à cœur.

A la croisée des styles musicaux et des rencontres, l’album qui compte six titres (Accro de toi, Dina mè, Alu di, Love++, Oghembo, Me sôya) est à découvrir sur toutes les plateformes de téléchargement.

Sur cet album qui accroche sans reproche, il y figure même une chanson chantée en lingala. Dans cette langue, Tina Minkoué exprime son talent pour les ballades.

Pour l’album « Apothéose » où tous les férus de la musique gabonaise et africaine s’y retrouvent, la chanteuse gabonaise qui a des rêves plein la tête et qui ne compte pas s’arrêter là, a rassemblé, pour ses titres riches et singuliers allant des sonorités légères et estivales à celles plus mélancoliques et amoureuses, le professeur Ziébédé, Psyko, Sec Biden’s, Joël Ze, Edith Gopou, Gloria Anguezomo, Didier Otchanga et Pipo.

Cet album, où se mêlent joie et espoir, montre les efforts de la jeune artiste à s’inscrire dans la pure tradition de la chanson à textes.

« Apothéose » mérite qu’on y prête attention, dans cette époque où prolifère justement la chanson saisonnière.

Tina Minkoué, veut aller à la rencontre du public qu’elle a conquis, un public large et pas seulement issu de la communauté gabonaise, dont elle fait partie.

Fière de sa culture, Tina nous le rend bien, nous gâtant toujours de super sons ou nous irradiant de sa bonne humeur.

Véritable satisfecit pour la chanteuse gabonaise qui a mis plusieurs années à concocter ce nectar afin de porter la musique gabonaise toujours plus heut et toujours plus loin.

Optimiste, la petite étoile montante de la musique gabonaise a hâte de pouvoir retrouver la scène et le public. Voir à nouveau les émotions que procure sa musique au Gabon et très loin des frontières nationales.

Surnommée la Tigresse aux griffes douces, Tina Minkoué est une artiste gabonaise. Elle est auteure, compositrice et interprète.

C’est très tôt que ses parents décident de l’intégrer à la Chorale les Chérubins de la paroisse Saint Joseph de Lalala (Libreville/Gabon). À l’âge de 7 ans, elle baigne dans le gospel et les chansons populaires du Gabon.

À l’âge de 11 ans, elle crée son groupe de danse traditionnelle Essama Jeunesse et plus tard elle se rallie au célèbre groupe Egnounga jeunesse.

À son entrée au lycée d’état de l’estuaire (Libreville), Tina intègre l’orchestre BSB et rencontre feu André Otong, cinéaste gabonais. Il la présente à plusieurs producteurs et c’est Jean Yves Menssan qui la garde sous son aile et en son studio, elle se perfectionne et améliore ses techniques de chant. Elle y fera ses preuves en tant que choriste.

En France où elle vit, après plusieurs années de silence, Tina revient sur scène en 2014, avec son premier disque, « Dzamgue, ma », un maxi single produit par NayaProd et enregistré au studio Diamond Music chez Rostand Ndo, qui tout de suite va la révéler au public gabonais.

En 2016 elle revient en force avec l’album « Les Saboteuses » enregistré sous la direction artistique de Guy Bilong.

Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

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