France - Religion : Un prêtre d'origine africaine poursuivi pour escroquerie aux œuvres de charité

Un prêtre d'origine ivoirienne officiant en France, dort en prison depuis le vendredi 29 avril, en attendant d’être rejugé. L'homme de Dieu est poursuivi pour escroquerie et usage de faux.

Accusé d’escroquerie et d’usage de faux, le prêtre qui était en fuite depuis bientôt six mois, faisait l’objet d’un mandat d’arrêt délivré par le tribunal correctionnel d’Avignon dans le Vaucluse. Il avait été jugé par défaut le 5 janvier dernier.

L'homme a été arrêté à Clamart dans les Hauts-de-Seine vendredi et aussitôt incarcéré.

Le curé, de nationalité ivoirienne arrivé en France en 2011, aurait perçu 61.000 euros, environ 40 millions de francs cfa, de la part de ses paroissiens. 60 d'entre-eux auraient ainsi été trompés.

Ceux-ci pensaient contribuer à l’action d’une fondation aidant des enfants abandonnés en Côte d’Ivoire, ce qui était faux.

Le mis en cause aurait utilisé les sommes à des fins personnelles. Elles étaient transmises au pays en espèces ou par virements Western Union.

Les donnateurs, devenus des victimes sont pour la plupart des personnes âgées et parfois souffrantes, portées par l'amour du prochain. Ils ont expliqué avoir remis l’argent entre janvier 2013 et décembre 2017 lorsque le prévenu officiait à Pertuis dans le Vaucluse.

Le prêtre a fait opposition de sa condamnation par défaut, il doit être rejugé le 15 juin.

L'escroquerie sous couvert des oeuvres de charité de la part de prêtres voire de faux prêtres africains est devenue courrante en France.

Persuadés de participer à une bonne cause, beaucoup de paroissiens, bien souvent d'âge avancé, sont parfois délestés de plusieurs milliers d’euros.

En octobre 2021, des fidèles de la basilique Notre-Dame-de-la-Victoire à Saint-Raphaël, avaient été victimes d'un certain Don Romano ou frère Marie-Joseph. Il s’était fait passer pour un faux curé, directeur d’un orphelinat au Bénin. Son arrestation avait bouleversé les donnateurs qui pensaient faire oeuvre de charité, à travers les dons que récoltait le pseudo curé qui depuis, purge sa peine de prison.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

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