Privés des salaires depuis 16 mois et une année de chômage forcé, les ex- travailleurs de la HALC réclament leurs droits

La situation des ex-agents de l’Observatoire anti-corruption qui se retrouvent aujourd’hui à la traîne, sans locaux ni budget après la dissolution de ladite structure, est catastrophique, selon le président du syndicat des travailleurs anti-corruption du Congo, Aimé Aristide Nkéla.

«Après l’installation de la Haute autorité de lutte contre la Corruption (HALC) dans les locaux des deux structures fondues, nous, agents de l’ex-Observatoire anti-corruption, nous y sommes rendus pour reprendre le service. Malheureusement, les dirigeants de la Haute autorité nous ont exigé une note ministérielle qui notifie notre transfert à la HALC », a révélé Aimé Aristide Nkéla au cours d’une déclaration publique mardi dernier à Brazzaville.

Selon les ex-travailleurs de la HALC, les résolutions qui attestaient que les fonctionnaires devraient regagner leurs administrations d’origines et les agents contractuels transférés de droit dans la nouvelle structure n’ont jamais été respectées, foulant au pied l’article 45 du code du travail.

L’article 45 du code du travail stipule « II survient une modification dans la situation juridique de l’employeur, notamment par succession, vente, fusion, transformation de fonds, mise en société, tous les contrats en cours au jour de la modification subsistent entre le nouvel employeur et le personnel de l’entreprise ».

Ces derniers se sont indignés de ce que le gouvernement soit loin de réparer ce préjudice qu’ils subissent de façon injuste depuis plus d’un an.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

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