CHU : Le professeur Thierry Raoul Ngombé veut réconcilier les Congolais avec leur structure hospitalière

Aussitôt installé dans ses fonctions de directeur général du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Brazzaville, le professeur Thierry Raoul Ngombé semble avoir pris la mesure de sa tâche. Sa mission est grande et ses défis immenses, car il veut réconcilier les Congolais avec leur structure hospitalière. Une réconciliation qui passe, entre autres, par la lutte contre les passe-droits ou les rétrocommissions, la réhabilitation du système d’adduction d’eau, jugé défectueux, l’acquisition de nouveaux équipements médicaux, le relèvement du plateau technique ou encore la mise en place d’une réserve d’urgence pour l’accès aux médicaments de première nécessité.

Le professeur Thierry Raoul Ngombé remplace le Canadien Bernard Raiche. Ce dernier a été relevé après la résiliation par le gouvernement congolais du contrat signé en 2019 avec l’Unité de santé internationale (USI) de Montréal. Un contrat résilié officiellement pour manque de résultats dans la gestion du CHU.

Le plus grand hôpital du Congo est toujours présenté par ses syndicalistes comme « un malade comateux ».

Le CHU de Brazzaville ne dispose plus de toilettes au point où les excréments des patients et du personnel soignant sont jetés dans les herbes au sein de cet établissement sanitaire.

La beauté observée sur les murs extérieurs du CHU de Brazzaville, cache le vrai visage des salles d’hospitalisation. C’est le cas à la maternité où les femmes enceintes côtoient les marques de sang répandues sur les murs, les toiles d’araignée ou de la poussière.

Même le fer à repasser du service de buanderie et de laverie est en panne depuis plusieurs jours.

Jack de MAÏSSA / Les Echos du Congo-Brazzaville

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