Les travaux de la première édition de la Conférence Internationale de la Presse Francophone (CIPREF) ont été clôturés le vendredi 23 janvier 2026 dans la salle Dr Marie-Madeleine Mborantsuo de l’Université Internationale de Libreville Berthe & Jean. Placée sous les auspices de Madame Hermine Otounga Souna, administrateur directeur général de l'Agence Gabonaise de Presse, représentante le ministre de la Communication et des Médias, la cérémonie de clôture a été marquée par : le mot de remerciements des participants ; la ’’Déclaration de Libreville’’ ; le mot du président du Comité d’organisation de la conférence ; le rapport final de la première édition de la CIPREF puis le mot de clôture.
Cette première édition de la Conférence Internationale de la Presse Francophone a rassemblé 150 participants, composés des journalistes, communicants et experts, venus des 25 pays francophones, avec pour thème : ’’L’IA et son impact sur les Médias’’, a été un haut lieu d’échanges, d’apprentissage et de renforcement des capacités, dans l’utilisation de la pratique de l'intelligence artificielle et de ses données .

Dans leur mot de remerciements, les participants ont d’emblée, exprimé leur profonde gratitude à tous ceux qui ont rendu possible cet événement. « Nous tenons à remercier sincèrement le Gouvernement et le peuple gabonais pour leur accueil chaleureux et leur hospitalité remarquable. Leur soutien a non seulement facilité la réussite de cette conférence, mais a également permis de créer un environnement où l'échange d'idées a pu prospérer ».

Les participants aux premières assises de la CIPREF de de Libreville ont dit, « grand merci aux intervenants, aux panélistes et aux modérateurs qui ont enrichi nos discussions par leurs réflexions éclairantes et leurs expériences diversifiées. Leurs contributions ont été précieuses et ont inspiré chacun d'entre nous à poursuivre notre mission de promouvoir une presse francophone forte et responsable ».
Les participants ont également dévoilé « leur reconnaissance à tous ceux et toutes celles qui ont honoré de leur présence active et leur volonté d’échanger et de débattre sur des sujets cruciaux pour l’avenir de notre profession », ont-ils dit.

« Nous repartons tous avec des idées nouvelles, des perspectives élargies et la détermination de faire avancer la cause de la presse dans nos différents pays. Aussi, témoignons-nous, notre gratitude à l’endroit de l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean », se sont-ils accordés.
Selon le rapport final de cette Conférence, la toute première de ce secteur des journalistes francophones à propos de l’IA, « les participants ont établi une feuille de route on ne peut plus explicite, à savoir : l’utilisation de la technologie, afin de promouvoir une information plus accessible, plus crédible et plus respectueuse des valeurs éthiques et de déontologie des journalistes, de professionnels des médias, dans l’ère francophone ».
Le rapport final de cette conférence, a suscité une prise de position formelle sur l’évolution de cette nouvelle entité francophone, des journalistes, communicants et professionnels des médias. A cet effet, un message fort et dans claire a été livré : ’’la déclaration de Libreville’’.

Dans la ’’Déclaration’’ dite ’’de Libreville’’, les participants de la première édition de la CIPREF sont convaincus que, réellement, « un nouveau dynamisme s’impose au sein des médias de l'espace francophone mondial qui connaît des bouleversements liés à l'évolution exponentielle des nouvelles technologies ; conscients des défis majeurs auxquels est confrontée la presse francophone, tels les pressions politiques et économiques, les menaces à la sécurité des journalistes, le manque de ressources, la nécessité de l'adaptation technologique et la prolifération de la désinformation ; persuadés que ces grands défis exigent des journalistes et professionnels des médias, une réelle adaptation pour demeurer en phase avec ces évolutions ; convaincus que ces évolutions appellent à des nouvelles orientations du traitement de l’information et du maintien de la presse libre, suivant des modèles économiques de perpétuation des médias ; réaffirmons notre attachement inébranlable à l’éthique et à la déontologie ainsi qu’aux principes universels de la liberté de la presse, de la liberté d'expression et du droit à l'information, tels que consacrés par les instruments internationaux ; projetons que la CIPREF se réunit annuellement avec des journées scientifiques centrées sur les problématiques qui touchent l'écosystème médiatique mondial ; décidons de la pérennisation de la Conférence Internationale de la Presse Francophone (CIPREF), au regard de l'engouement que sa première édition a suscité, en réunissant des journalistes, venus de 25 pays de l'espace francophone et au-delà des quatre coins du monde ; décidons de la mise en place d’un comité ayant pour mission de rédiger les textes fondamentaux de la CIPREF et, espérons que cette rencontre sera le point de départ de nombreuses initiatives et collaborations futures », a détaillé cette ’’Déclaration de Libreville’’.

En outre, Désiré Ename, président du Comité d’organisation de la CIPREF 2026, s’exprimant à la fin de ce rendez-vous international de Libreville, a déclaré que, « les travaux de cette première édition de cette conférence nous ont permis d’aborder la problématique sur l’impact de l’Intelligence artificielle sur les médias. Une occasion de réfléchir et de trouver des solutions sur l'avenir du métier de journaliste par rapport à l’IA ».
Clôturant cette première édition de la CIPREF, Libreville 2026, Madame Hermine Otounga Souna a salué la pertinence du sujet, la qualité des débats et des discussions, et l'engagement des professionnels du secteur.

« Cette conférence témoigne d’une responsabilité collective sur l’intelligence artificielle. Et ont également permis de créer une entité pour poursuivre et continuer d’avancer en réfléchissant sur les problèmes de l’intelligence artificielle. L’utilisation responsable de l’IA constitue un nouvel acteur de l’information », a-t-elle déclaré.

Par conséquent, pendant 3 jours des travaux, les échanges ont permis la mise en œuvre et la nécessité d’une grande réflexion et le développement des solutions, pour le devenir du journalisme, devant la montée de l'intelligence artificielle.
Un fait marquant a caractérisé le dernier jour de la conférence, peu avant la cérémonie de clôture, les participants ont reçu la visite surprise du Docteur Marie-Madeleine Mborantsuo, fondatrice de l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean. Un moment plein de sensation et de portée inoubliable.

En définitive, la CIPREF de Libreville 2026 opte pour une organisation locale et souveraine, qui représente de facto, un tournant dans l’installation d'un espace africain dévolu à la réflexion stratégique sur les médias du futur.
VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville