Congo-Présidentielle 2021 : Denis Sassou N’Guesso incarne la seule voie de stabilité pérenne (Par le Dr Michel Innocent Peya)

Playdoyer pour les éléctions présidentielles 2021 en République du Congo: le choix catégorique pour la paix, la sécurité, la stabilité et l'équilibre écologique à l'ère des enjeux mondiaux.

Comme le disait le Président Denis Sassou Nguesso, « Je ne suis pas comme ceux-là qui utilisent l’expérience de leurs verbes mais j’utilise plutôt le verbe de mon expérience ». Nul besoin d’être un brillant oracle pour affirmer que l’histoire retiendra de l’année 2020 la pandémie de la Covid-19 et ses conséquences sanitaires, économiques et sociales qui doivent et devront nous éclairer sur nos modèles de société. Gageons que l’année 2021 saura se placer sous les hospices de la renaissance, de l’innovation et de la prospérité. En tout état de cause, elle marquera pour les congolais une année charnière puisqu’ils seront appelés aux urnes à l’occasion de l’élection présidentielle en République du Congo qui devrait se tenir en mars prochain.

L’actualité sanitaire ne doit pas nous faire oublier l’importance de ce scrutin. Le Président sortant, Denis Sassou Nguesso, est candidat à sa propre succession. Déjà réelu à trois reprises par les congolais, l’infatiguable serviteur de la nation congolaise semble encore une fois incarner la seule voie de stabilité pérenne. Mieux encore, il a su prendre à bras-le-corps les enjeux contemporains : paix, préservation de l’environnemen et… Covid-19.

Le souffle de paix

Notre continent s’accoutume depuis trop longtemps au spectacle désastreux des conflits fielleux et sanglants. Aujourd’hui encore, le Mali, le Nigéria, le Soudan du Sud, la Somalie, la République Centrafricaine, la République Démocratique du Congo ou la Lybie sont en proie à des tensions meurtrières. A cet égard, le Président Denis Sassou Nguesso restera dans l’histoire moderne de l’Afrique comme l’un des – bien trop rares - artisans d’une paix pérenne. Le protocole de Brazzaville, signé le 13 décembre 1988, représente, à l’instar des traités de Westphalie, de Tilsit ou de Versailles pour les populations du vieux continent, un acte majeur de pacification pour les nations d’Afrique australe. Rappelons que ce traité mit fin à une guerre inextricable entre l’Angola, Cuba et l’Afrique du Sud et conduisit à la fin de la guerre civile angolaise qui durait depuis 25 ans, l’indépendance de la Namibie ainsi qu’à la libération de Nelson Mandela et ipsofacto à l’élection du premier président noir d’Afrique du Sud.

Outre cette action reconnue et médiatisée, le Président Denis Sassou Nguesso n’a eu de cesse d’œuvrer pour la pacification des rapports inter-étatiques au sein du continent. Ainsi, la part du budget de la République du Congo dans le budget de l’Union Africaine (et de son prédécesseur : l’Organisation de l’Union Africaine) est en augmentation constante depuis 1997, véritable preuve de la volonté d’œuvrer, par le multilatéralisme, à la résolution des conflits ouverts ou en gestation. Par ailleurs, il a proposé, à travers l’Union Africaine, le « Pacte contre l’agression » en 2004, devenu depuis 2006 une convention de tous les Etats membres. Cette initiative n’a vu le jour que grâce à la volonté du Président congolais de structurer un système de sécurité collective en Afrique afin de s’assurer que les dramatiques expériences du Rwanda, de la Somalie ou de l’Ethiopie-Erythrée ne se reproduisent plus.

Citons encore les efforts entrepris dans le renforcement des relations avec son étranger proche. S’agissant d’abord de la République Démocratique du Congo, le Président Denis Sassou Nguesso a entrepris dès 2004 une visite officielle à Kinshasa au cours de laquelle les entretiens ont porté sur la reprise d’une coopération plus pacifique entre les deux acteurs d’Afrique centrale. S’agissant ensuite du Cameroun, l’effort d’apaisement des relations a été entrepris dès 1981 par l’accréditation du représentant du Chef de l’Etat camerounais à Brazzaville. La République du Congo demeure depuis le deuxième partenaire commercial du Cameroun en Afrique centrale. S’agissant enfin du Gabon, de l’Angola, du Tchad et de la République Centrafricaine, il s’est attaché à renforcer les relations diplomatiques et économiques avec ces pays historiquement « alliés ».

Enfin, sur le plan de la politique intérieure, Denis Sassou Nguesso engagea la nécessaire transition démocratique du pays en organisant, le 25 février 1991 une conférence nationale réunissant plus de mille délégués membres de tous les partis et associations politiques. Elle fut l’occasion pour les opposants de prendre part au dialogue démocratique sans entrave. Elle conduisit à doter le pays d’une constitution, approuvée par référendum en 1992, puis en 2002, instaurant le multipartisme et l’élection du Président au suffrage universel.

Il s’est également érigé en véritable bâtisseur, s’efforçant de réaliser les infrastructures nécessaires au développement du pays : routes, ponts, université, hôpital.

Une politique environnementale à la hauteur des enjeux de notre époque

La Conférence de Madrid de 2019 sur les changements climatiques - COP 25 - fut l’occasion de constater, avec regret, l’absence de Chefs d’Etat africain à l’exception notable du Président de la République du Congo, devenu pour l’occasion l’écologiste en chef du continent. Cette posture conjoncturelle n’est pourtant pas dénuée de tout fondement.

En effet, Denis Sassou Nguesso a démontré, à travers son engagement pour le fonds international de développement du bassin du Congo en marge de la COP 22 de Marrakech, sa volonté de lutter ardemment pour la préservation des forêts de cette région et concomitamment d’inscrire la région dans la lutte mondiale pour la réduction des effets du réchauffement climatique. Rappelons au lecteur que le Bassin du Congo constitue, après le Bassin d’Amazonie, le second réservoir de carbone au monde. Très concrètement, le fonds a pour objectif d’améliorer les voies de navigation et de transport, de soutenir l’installation de projets hydroélectriques, de développer la pisciculture et de renforcer l’irrigation afin d’accroître la productivité des terres alentours.

Dans un autre temps, le Président Denis Sassou Nguesso a entamé cet été l’actualisation du Programme National d’Action pour l’Environnement afin de permettre au Congo de se doter d’un document moins obsolète et prenant en compte les engagements internationaux liés aux défis actuels et aux thématiques émergentes sur la gestion environnementale. Ce programme vise à réduire la dégradation des écosystèmes naturels, à améliorer le cadre de vie et la situation sanitaire des habitants, à utiliser les ressources naturelles de manière durable et raisonnée, à valoriser le patrimoine vert ou encore à réduire la pollution urbaine et marine. Denis Sassou Nguesso aura su montrer son attachement immuable et continu à la préservation de la santé de son peuple, face au danger climatique qui menace le bassin du Congo en général et la sous-région en particulier.

L’homme de la situation

Comme la quasi-totalité des Etats du monde, la République du Congo n’est pas épargnée par la pandémie qui sévit depuis bientôt un an. Le Président de la République a su prendre des décisions fortes (couvre-feu et confinement) afin d’enrayer la propagation de l’épidémie malgré les réticences. Ces mesures ont d’ailleurs été saluées par la communauté internationale. En effet, l’ambassadeur de la République Démocratique du Congo, doyen du corps diplomatique présent dans le pays, a souligné, lors des échanges de vœux avec le Président, la prompte réaction du gouvernement et l’endiguement de la pandémie au Congo.

Le Président Denis Sassou Nguesso a inéluctablement contribué à donner à son pays un poids diplomatique inversement proportionnel à son poids géographique et démographique. Il s’est révélé être un formidable bâtisseur, doté d’une vision à long terme pour sa nation et pour le continent africain. Il apparaît nécessaire, compte tenu des enjeux à court et moyen terme, sur le plan géopolitique, climatique, sanitaire et économique, que le Congo perpétue sa tradition de pacificateur de la zone d’Afrique centrale et australe. La plupart des Etats ont légitimement décidé d’œuvrer pour la transition écologique face au péril éminent. Ces préoccupations nécessitent un homme d’Etat rompu en la matière et ne peuvent être laissées à des amateurs qui prophétisent des miracles sans avoir les connaissances nécessaire de ce qu’est la Réalité Etatique .Compte tenu de ces enjeux, un seul choix apparaît souhaitable : la poursuite de la politique du Président.

Tribune écrite par le Docteur Michel Innocent Peya, Ecrivain-chercheur, Expert internationnal en developpement durable, specialiste des questions écologiques.

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