Sassou Nguesso reconnaît les difficultés du gouvernement à contrôler la situation sécuritaire dans le Pool

Le président congolais, Denis Sassou Nguesso a reconnu, lors d’une interview exclusive accordée à France 24, jeudi 12 mai, les difficultés du gouvernement à contrôler la situation sécuritaire dans le département du Pool (sud).

Le numéro un congolais a refusé toutes négociations avec ceux qu’il qualifie de « terroristes ».

Sassou Nguesso réfute aussi les accusations portées par le gouvernement américain faisant état de violations des droits de l’homme dans la région.

En novembre 2016 à Brazzaville, Sassou Nguesso a demandé aux populations et aux leaders politiques du Pool de tourner le dos à Ntoumi et sa milice privée afin de mettre ce dernier hors d’état de nuire.

Frédéric Bitsangou, dit Ntoumi, ce pasteur qui donne du fil à retordre au gouvernement de Brazzaville depuis la fin des années 1990, est toujours sous le coup d'un mandat d'arrêt et traqué par les autorités congolaises.

Ce mandat d'arrêt a un lien direct avec les évènements survenus dans la nuit du 3 au 4 avril dernier dans la partie sud de Brazzaville.

Ce jour-là, le gouvernement avait ouvertement accusé les ex-combattants ninjas nsiloulous du pasteur Ntoumi d'avoir attaqué les positions de l'armée et perpétré des actes terroristes.

Germaine Mapanga

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