Du 3 au 5 octobre 2026, l’honorable Michel Guimbi, député de la circonscription électorale de Kimongo dans le département du Niari (sud), a effectué une descente parlementaire dans plusieurs villages de l’axe principal du district ainsi qu’à Boukou-Moukongo. Une tournée de terrain qui lui a permis de renouer le dialogue avec ses mandants, de recueillir leurs préoccupations et de rendre compte des travaux de la douzième session ordinaire, dite administrative, de l’Assemblée nationale.
Loin des discours prononcés entre quatre murs, cette mission a surtout été l’occasion de prendre le pouls des réalités locales, de constater l’avancement de plusieurs chantiers et d’évaluer les actions engagées ou soutenues au bénéfice des communautés. À Kimongo, les besoins ne manquent pas et les attentes sont nombreuses : l’heure est donc au dialogue, mais aussi au suivi des réalisations.
Écoles, santé et infrastructures : le terrain comme tableau de bord
Au fil des étapes, Michel Guimbi a pu constater les efforts entrepris dans plusieurs secteurs essentiels à la vie des populations.
Dans le domaine de l’éducation, la construction de logements pour les enseignants à Kikassa 1 et à Yandza figure parmi les initiatives suivies. Au CEG de Moukomo-Kadi, deux salles de classe sont en cours de construction, tandis que l’école primaire de Moubangou a bénéficié d’une remise de vingt tôles.
À Boukou-Moukongo, la construction du centre de santé intégré (CSI) constitue également un chantier important pour l’amélioration de l’accès aux soins. Autant de réalisations qui répondent à des besoins concrets dans des localités où les infrastructures de proximité demeurent essentielles.
Le député s’est également intéressé aux initiatives communautaires et religieuses. À Moussinga-Kikoukou, le sciage des planches destinées à la confection de bancs accompagne les efforts d’ouverture de l’église catholique. À Koumina, la construction de l’église protestante témoigne, elle aussi, de la mobilisation locale autour des lieux de rassemblement et de prière.
Cantonage villageois : quand les outils doivent faire avancer les villages
Autre volet de cette tournée : l’entretien des routes et des voies de communication, indispensables à la circulation des personnes et des marchandises.
Michel Guimbi a visité plusieurs chantiers de cantonage villageois à Moukonzi, Moukéké, Koumina, Kifouma, Moukomo-Kadi et Nkoula-Muini. Dans plusieurs villages, des brouettes, des pelles, des pioches et des machettes ont été remises afin de soutenir les travaux d’entretien.
Une démarche qui rappelle une évidence : dans les villages, le développement se mesure aussi à l’état des routes. Et lorsqu’une piste devient impraticable, ce ne sont pas seulement les véhicules qui ralentissent ; c’est toute l’activité économique locale qui finit par en pâtir.
La question des ponts de Nganda-Mbinda a également retenu l’attention. Les ouvrages, aujourd’hui détruits, nécessitent une intervention, leur dégradation étant attribuée à certains transporteurs. Une situation préoccupante qui remet au centre du débat la responsabilité de chacun dans la préservation des infrastructures collectives.
Des avancées, mais encore beaucoup de défis
Malgré les contraintes économiques actuelles, plusieurs initiatives se poursuivent dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’assainissement, des ouvrages de franchissement et de l’entretien des voies rurales.
Pour Michel Guimbi, cette descente parlementaire représente ainsi un moment privilégié pour rapprocher l’action parlementaire des réalités quotidiennes des habitants, tout en permettant de faire le point sur les réalisations et les attentes exprimées sur le terrain.
Cependant, le chemin reste long. Les besoins en infrastructures, en équipements et en services de base demeurent importants. Les populations attendent que les initiatives engagées se traduisent par des améliorations durables de leurs conditions de vie.
À Kimongo, les chantiers avancent, les doléances remontent et les attentes persistent. Le défi consiste désormais à consolider les acquis, à poursuivre les travaux et à apporter des réponses concrètes aux préoccupations exprimées.
Car, au-delà des visites et des comptes rendus parlementaires, les habitants attendent surtout des résultats visibles.
Après tout, une route entretenue, une salle de classe achevée ou un centre de santé fonctionnel valent bien des kilomètres de discours : sur le terrain, c’est le quotidien des populations qui fait foi.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville