France – Trappes : Le président Emmanuel Macron déplore le « tournant » d'un « attentat terroriste, raciste »

France – Trappes : Le président Emmanuel Macron déplore le « tournant » d'un « attentat terroriste, raciste »

Le chef de l'État français s'est rendu à Trappes ville des Yvelines où une fusillade a fait un mort et cinq blessés vendredi. Le tireur est soupçonné d'avoir voulu s'en prendre à des personnes issues de l'immigration.

Le président Emmanuel Macron s'est rendu à Trappes, dans les Yvelines, vendredi 23 octobre au soir, et y a déploré un « tournant » après un « attentat » commis « sur la base d'une idéologie raciste », invitant à ne « rien céder » et ne pas « baisser la tête » face aux « idées qui s'installent ».

« C'est un tournant parce que c'est la première fois qu'il y a un acte terroriste planifié pour tuer nos compatriotes, nos enfants, en raison de leur couleur de peau ou de la religion qu'on leur donne », a affirmé le président français.

Les faits se sont déroulés vers 10 heures 30 vendredi.

Un homme de 39 ans, armé d’un un pistolet-mitrailleur, une arme de type «Sten WWII», datant de la Seconde Guerre mondiale, a ouvert le feu par rafales à plusieurs reprises sur des passants, dans les villes de Trappes et de La Verrière, deux communes voisines situées à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Paris.

La fusillade a fait six victimes, dont une personne décédée et cinq blessées. Une fillette âgée de 12 ans figure parmi les personnes blessées. Elle présente au moins 8 impacts de balles.

Le jeune homme décédé, âgé de 26 ans, Pengo Bossio Wangi bien connu dans le monde du MMA, est un français dont le père est originaire de la RDC.

Après les tirs, le suspect de type européen a été interpellé par des policiers de la brigade anticriminalité.

Son arrestation a eu lieu à Coignières, une autre commune des Yvelines, située à proximité de La Verrière.

Un important dispositif de police et de secours a été déployé sur les différents lieux de la fusillade.

Les secours ont pris en charge les victimes tandis que les forces de l’ordre ont sécurisé les zones concernées et commencé les premières constatations.

Les enquêteurs ont reconstitué le parcours de l’assaillant, déterminé le nombre précis de tirs et mis en évidence les raisons pour lesquelles plusieurs personnes, toutes de type africain ont été visées dans différents secteurs.

À l’issue des premiers interrogatoires et sur la base des éléments probants, le parquet national antiterroriste s’est saisi des faits et a ouvert une enquête pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance que les faits ont été commis à raison de l’appartenance vraie ou supposée à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée ».

Le suspect, « identifié comme étant Kévin T. est né en 1987 ». Il était connu de la police pour « des faits de conduite sous emprise de l’alcool, de vol, de vol à l’étalage et de stupéfiants ».

Un membre de son « entourage familial direct » a également été placé en garde à vue.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville