Insécurité : 9 « Bébés noirs » interpellés après une vaste opération de police à Dolisie

Au total 9 personnes de l’association de malfaiteurs dénommée « Bébés noirs » ont été interpellées par la police nationale dans l’enceinte d’un hôtel situé au quartier Dimébéko à Dolisie dans le Niari (sud).

Il s’agit de Christ Osnel Eyengué, 18 ans, de nationalité congolaise, Fabrice David Mabiala, 28 ans, de nationalité congolaise, Céleste Jordan Mampaka, 28 ans, de nationalité congolaise, Rel Ancel Brice Biyo, 34 ans, de nationalité congolaise, Clauzel Evi Bakala, 21 ans, de nationalité congolaise, Liberman Ngangoué Nzitoussou, 27 ans, de nationalité congolaise, Exan Junior Mabiala, 21 ans, de nationalité congolaise, Crèche Christel Nkaya, 24 ans, de nationalité congolaise et Dominique Mangouahou-Mabo, 36 ans, originaire de la RDcongo.

Les mesures succèdent aux précédentes, parfois plus coercitives, pourtant les « Bébés noirs » continuent de semer la terreur. Désormais, le phénomène s'est généralisé dans presque toutes les grandes villes du Congo.

À Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Ouesso, voire Owando, le phénomène « Bébés noirs » devient de plus en plus inquiétant. Si les actions criminelles desdits malfrats restent marginales à Ouesso et Owando, dans les autres villes précitées, les agressions contre les personnes, avec extorsion de biens ne se comptent plus.

Braquage par ici, attaques par-là, voire des viols sous la menace des armes blanches, les phénomènes qui avaient emprise sur les quartiers périphériques sont en train de se généraliser. Désormais, il n'est pas de quartier qui ne soit concerné et la peur habite les citoyens.

En 2017, le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Brazzaville, André Gakala Oko avait appelé les officiers de police judiciaire relevant de sa juridiction à aller en guerre contre les « Bébés noirs », en s’impliquant dans les patrouilles judiciaires instituées pour traquer ces bandits qui sévissent dans les quartiers de Brazzaville.

Cette annonce fortement médiatisée a semblé sonner chez les bandits comme un défi. Depuis, ils sévissent avec autant de sadisme, mutilant leurs victimes.

Dans certains quartiers, les populations excédées sont parfois obligées de se constituer en « milices d’autodéfense », une pratique qui va pourtant à l'encontre des lois et règlements de la République.

De la parole aux actes, le peuple attend toujours de retrouver sa quiétude en vaquant à ses occupations, sans peur ni crainte d'agression, quelle que soit l'heure, dans tous les coins et recoins de la République.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

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