Brazzaville : pas belles les poubelles

Depuis quelques semaines, Brazzaville présente un visage effrayant, celui des poubelles et des odeurs pestilentielles, ajouté au retour précoce des pluies. La capitale congolaise croule sous le poids des ordures ménagères. Le constat est triste. Des ordures qui ne cessent de s’étendre allant jusqu’à rétrécir trottoirs et chaussées, au grand dam des riverains et des automobilistes.

Dans la majorité des quartiers de Brazzaville, les ordures ménagères qui ne sont plus ramassées par « Averda » trônent en maîtres.

Visibles dans la plupart des grands carrefours et côtoyant désormais la voie publique, ces tas d’immondices, transformant la ville en une gigantesque déchetterie à ciel ouvert, semblent n’inquiéter personne.

Les immondices s’entassent sur plusieurs mètres et macèrent parfois pendant des semaines sous une chaleur étouffante. Dans les quartiers populaires, les odeurs nauséabondes ulcèrent les résidents. Un dossier explosif dont la Mairie devra faire sa priorité.

En ces périodes de fêtes où la consommation atteint des pics élevés, les bacs à ordures peuvent être débordés si l’on n’y prend garde. L’insalubrité, notamment au niveau des marchés, sera accrue avec un lot de maladies alimentaires pouvant poser de sérieux problèmes de santé publique dont la prise en charge coûte cher à l’Etat et aux ménages.

De l’avis de certains spécialistes de la santé en effet, les populations qui passent du temps à inhaler, quoiqu’au passage, ces odeurs âcres risquent gros : la fièvre typhoïde ou encore les infections pulmonaires peuvent survenir à tout moment et être fatales à d’aucuns.

Face à cette situation qui n’est pas sans risque pour les populations, il serait peut-être temps que les pouvoirs publics (autorités municipales) prennent les choses à bras le corps.

Jack de MAÏSSA / Les Echos du Congo Brazzaville

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