Le FMI et Brazzaville sont favorables à un nouvel accord de financement

Le conseil d’administration du FMI a demandé, à l’issue des négociations, aux autorités congolaises de renforcer la gouvernance et la transparence pour permettre au pays d’obtenir son financement et d’autres partenaires au développement.

«Les administrateurs se félicitent de l’intention des autorités d’engager des discussions avec le FMI sur un éventuel accord de facilité élargie de crédit », souligne l’institution financière.

La République du Congo devrait renouer avec la croissance dès 2022, selon les estimations du FMI, après plusieurs mois de contraction due à la pandémie de covid-19 et à la baisse des prix du pétrole. Mais une incertitude « considérable » entoure le retour de la croissance de l’économie congolaise, que les experts du FMI attribuent essentiellement aux obstacles structurels, à la fragilité du secteur hors pétrole et aux phénomènes climatiques.

Au cours de ces discussions, les partenaires du pays ont aussi insisté pour faire progresser les réformes structurelles en soutien à la diversification économique et à l’adaptation aux changements climatiques. Le gouvernement congolais est invité à poursuivre ses efforts d’assainissement de l’environnement des entreprises, à faciliter les investissements du secteur privé et à favoriser la compétitivité.

En matière de gouvernance, les administrateurs du FMI ont salué des progrès accomplis dans l’adoption d’une nouvelle loi anticorruption et encouragé l’accent mis sur la mise en œuvre de « l’architecture anticorruption », soutenue par des mesures visant à améliorer la gestion des finances publiques. Sur ce sujet, explique un expert du Centre régional d’assistance technique du FMI (Afritac), il est recommandé un remodelage de l’organigramme du ministère des Finances, afin de l’adapter aux standards.

Ce changement vise, insiste la même source, à rétablir les trois degrés de responsabilités : des responsables physiques, des équipes opérationnelles et des entités de contrôles pour un meilleur suivi des réformes envisagées.

« La relation entre le Congo et le FMI s’est assainie et la conclusion d’un programme d’appui est sur la bonne voie. Les discussions ont été intenses ces derniers temps, avec un engagement remarqué de l’actuel ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public », confie l’expert de l’Afritac.

Source :  Adiac

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