Congo-Brazzaville : Air France dans le collimateur de l’Anac

Dans une lettre adressée, le 4 janvier, à Anne Rigail, directrice générale d’Air France, Ingrind Olga Ghislaine Eboucka-Babackas, ministre congolaise du plan, de la statistique, de l’intégration régionale, des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, s’inquiète d’une succession d’incidents sur des rotations de la compagnie hexagonale sur Brazzaville. Ces derniers se sont déroulés, du 28 décembre au 2 janvier, sur des appareils A300-200 immatriculés F-GZCB, F-GZCJ et F-GZCH.

La ministre demande notamment des éclaircissements sur ces incidents et souhaite s’assurer que la sécurité des passagers est bien garantie au regard du service censé être offert de la compagnie aérienne.

«Je voudrais vous rappeler qu’une offre de service en rapport avec, d’une part, le coût élevé du titre de transport supporté par les passagers, d’autre part, le désagrément de l’adjonction de l’escale de Kinshasa sur l’itinéraire Paris-Brazzaville et, enfin et surtout, la réputation internationale de votre compagnie, est attendue de façon permanente aussi bien par les autorités nationales que par votre clientèle ».

Le 31 décembre dernier, les passagers du vol AF 736 ont été contraint de dormir une nuit à N’Djaména, au Tchad, après l’identification d’une fuite de kérosène.

Le 2 janvier le vol Air France n’a pu décoller de quitter la capitale congolaise en raison d’une pièce défectueuse sur une aile.

Compte-tenu de ces récents désagréments Ingrind Olga Ghislaine Eboucka-Babackas précise que l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) du Congo a été chargé de redoubler ses contrôles et ses inspections sur les appareils Air France sur les tarmacs des aéroports du pays.

Source : Financial Afrik

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