RDC : Joseph Kabila prend le dessus face à Moïse Katumbi

RDC : Joseph Kabila prend le dessus face à Moïse Katumbi

Moise Katumbi, ancien gouverneur de l'ex-province du Katanga a été formellement inculpé jeudi par la justice congolaise du chef de recrutement de mercenaires.

Joseph Kabila et Moïse Katumbi, il est bien loin, le temps où les deux hommes affichaient une entente complice. Désormais, ils joueraient à l'histoire du pot de fer et du pot d'argile. Et, la force semble avoir poussé Moïse Katumbi dans ses derniers retranchement, au point de ''l'anéantir''.

Un mandat d'arrêt a été délivré contre l'homme d'affaires. Lambert Mende Omalanga s'en est abondamment fait l'écho, en sa qualité de porte-parole du gouvernement, arguant que « nul ne saurait être au dessus de la loi ».

Moïse katumbi, est attendu à Kinshasa la capitale congolaise, selon les termes du mandat d'arrêt. Sans doute lui trouvera t-on un gîte à la prison centrale de Makala, comme tant d'autres opposants avant lui.

Après la déclaration de candidature de Moïse katumbi, à la prochaine élection présidentielle, le gouvernement de Kinshasa a accusé l'ex gouverneur d'avoir recruté des mercenaires américains et sud africains pour déstabiliser les institutions de la RDC.

La représentation américaine en RDC, a démenti les allégations concernant l'implication de son ressortissant dans une quelconque tentative de déstabilisation du régime de Joseph Kabila.

Toutes les accusations ont été rejetées par l'ancien gouverneur du Katanga. Moïse katumbi les a qualifiées "d'allégations mensongères".

Pour les proches du candidat déclaré à l'élection présidentielle, il s'agit d'une tentative de museler Moïse Katumbi, mais aussi une diversion orchestrée par le gouvernement de Joseph Kabila au pourvoir depuis 2001, à qui la constitution interdit de se représenter. 

Mercredi 11 mai dernier, la cour constitutionnelle a autorisé le président Kabila  à rester au pouvoir au delà de 2016, si l'élection présidentielle n'était pas organisée au cours de cette année. L'opposition dans sa majorité a rejeté l'arrêt de la cour.

Benoît BIKINDOU