Congo – Infrastructures : Un partenariat porteur avec la Turquie

Congo – Infrastructures : Un partenariat porteur avec la Turquie

En inaugurant le Centre international de conférence de Kintélé mardi, le président congolais, Denis Sassou N'Guesso a mis au goût du jour le savoir-faire turc, qui s'illustre à travers ce complexe de haut standing. Une réalisation qui en appelle d'autres. Désormais, cap sur la Cité administrative de Brazzaville.

« À bon vin, point d'enseigne » dit l'adage, et la Turquie semble l'avoir démontré aux congolais qui jusque là étaient peu enclin à se tourner du coté de l'Asie-mineure en matière de réalisations d'infrastructures.

Fort de ce coup de maître que représente le Centre Internationnal de Conférence de Kintélé, une vitrine en somme, et non des moindres, la Turquie va désormais accroître sa présence au Congo.

Conformément aux accords économiques conclus entre le Congo et la Turquie, le vice président turc Numan Kurtulmus a invité les hommes d'affaire turcs à investir au Congo, afin de participer à son essor économique et de surcroît à son développement.

Les travaux du Centre International de Conférence de Kintélé, exécutés par la société turque Summa, l'on été dans les délais requis, un an. Cette tenue du temps dans l'édification des ouvrages montre le sérieux mis de la conception de ceux-ci, dans l'exécution et leur livraison. Une concision qui évite les rallonges et les surcoûts additionnels qui souvent débouchent sur des « éléphants blancs ».

Ce partenariat qui ouvre des perspectives nouvelles, la Turquie entend bien le pérenniser. Les banques turques sont disposées à l'accompagner.

C'est également la société turque Summa qui est chargée de la construction de la cité gouvernementale de Brazzaville. Un complexe composé de 10 bâtiments gouvernementaux pouvant accueillir 24 ministères, s'ouvrant sur une véritable ville gouvernementale. De grands espaces de stationnement, extérieurs et souterrains avec un total 1,611 places y seront aménagés.

Ce projet a été conçu afin de centraliser les ministères dans une mini-ville. Cela permettra de réduire les budgets de fonctionnement et d'entretien, d'offrir un environnement de travail moderne et efficace, et de rentabiliser la productivité des ministères.

Il s'agit aussi d'y ajouter de la valeur, en attirant des opérateurs économiques qui créeront de l'emploi. Plus que 1400 emplois sont prévus rien que pour développer et maintenir la propriété.

Cette évolution va transformer toute la région et cela va attirer les opérateurs économiques.

Le défi est lancé.

Bertrand BOUKAKA