USA – Syrie : Les bombardements de Trump dissimuleraient-ils un agenda caché?

USA – Syrie : Les bombardements de Trump dissimuleraient-ils un agenda caché?

Tous les stratèges militaires ont été pris de court. À peine la menace brandie par Donald Trump, aussitôt les bombardements américains ont été lancés sur la Syrie. Dans le même temps, suite à ces bombardements, les cours de l’or noir ont bondi de 2% après les tirs américains. Et si cette riposte militaro-stratégique cachait des desseins économiques ?

Le marché pétrolier craignait une escalade régionale susceptible de perturber l’approvisionnement en brut après les bombardements américains sur la Syrie, en riposte à l'attaque chimique perpétrée par les forces de Bachar El Assad. Rien de tel n'a été observé, bien au contraire.

Alors que mercredi, les cours étaient à 54,89 dollars à l'Intercontinental Exchange (ICE) pour le baril de Brent et 51,70 $ pour le WTI sur le Nymex, pour un pétrole déjà à son plus haut niveau depuis un mois, les choses ont changé soudain.

Vendredi, aux aurores (3h30 GMT), le WTI (référence américaine du brut pour livraison en mai) a progressait de 93 cents soit 1,8%, à 52,63 dollars dans les échanges électroniques en Asie. À 3h45 GMT, il attegnait un pic à 52,87 dollars, soit une progression de 2,26%.

Le baril de Brent (référence européenne, pour livraison en juin) a, quant à lui, pris 88 cents, soit 1,6% à 55,77 dollars. À 3h45, il est monté à 56,03 dollars, soit 2,08%.

Désormais, tous les yeux sont tournés vers la Russie et l’Iran, les principaux alliés de la Syrie.

Selon les analystes, les cours du pétrole devraient encore frôler les sommets pendant quelques jours, en raison de la tension générée par ces attaques.

Dans le même temps, les USA qui mettent désormais quantité de brut sur le marché mondial sont assurés de croître les dividendes.

De bon augure pour l'économie américaine et la relance promise par Donald Trump pendant la campagne électorale.

Qui donc disait que derrière chaque guerre se cachent des motivations économiques ?

Attendons de voir...

Benoît BIKINDOU