Congo – Eglises de Réveil : le COSERCO opte pour une vision rigoureuse et saine de sa gestion, lors de son deuxième Conseil national

Congo – Eglises de Réveil : le COSERCO opte pour une vision rigoureuse et saine de sa gestion, lors de son deuxième Conseil national

Le Conseil Supérieur des Eglises de Réveil du Congo (COSERCO) a tenu, du 16 au 17 juillet 2026 à Brazzaville, son deuxième Conseil national de la mandature 2025-2029. Sous la direction du Révérend Pasteur Germain Loubota, présidence Conseil national, le deuxième du genre, a rassemblé 120 conseillers nationaux, sur les 172 du COSERCO se tient sous le thème : « A l'heure de la responsabilité dans l'Église et la nation ». Un seul objectif pour les Eglises de réveil, la volonté affichée de restaurer la discipline interne, de renforcer la transparence financière et de replacer la responsabilité au cœur de la mission spirituelle. 

Deux jours durant, Pasteurs, Prophètes, Docteurs, Evangélistes, Apôtres bref, hommes de Dieu de cette institutions religieuse a planché sur la bonne gouvernance au sein de la structure et des ambitions sociales, afin d’amorcer une nouvelle ère de son existence. Le Conseil supérieur des Églises de Réveil du Congo (COSERCO) a fait une évaluation majeure et significative des pratiques quotidienne et routinières. Les membres de cette plateforme religieuse ont scruté puis proposé d’éventuelles solutions pour une réforme, tant sur le plan spirituel et sur le plan institutionnel de leur ’’Maison Commune’’, le COSERCO.

La thématique de ce deuxième Conseil a du reste servi de canevas et de ligne directrice dans les débats qui ont alimenté la réunion. Basée une même ambition partagée, celle de renforcer la crédibilité d’une organisation qui fédère toutes les Eglises de réveil au Congo.

En outre, les membres du Conseil national ont, à travers lesdits travaux, fait le bilan de cette première année de mandature, entre autres : l’élection des Bureaux départementaux ; l’épineuse situation créée par la démission du président du Bureau exécutif ; l’examen du nouveau règlement financier et le budget de fonctionnement.  

Ainsi, dans le communiqué final du 2e Conseil national du COSERCO, les participants ont approuvé entièrement, la gestion du Bureau exécutif, pour sa transparence et son orthodoxie financière. Cependant, le Conseil national a estimé et jugé que les attendus sont mitigés. Néanmoins, une proposition ferme a été formulé, donc, dorénavant, chaque rapport d'activité sera strictement annexé d'un rapport financier détaillé.

Le communiqué final a défini quelques préoccupations essentielles au bon fonctionnement ou, à la bonne marche du COSERCO, telles que : « la volonté de renforcer la culture de la reddition des comptes marque un tournant et traduit de facto, la conviction que l'autorité spirituelle ne saurait être dissociée de la responsabilité dans la gestion des ressources collectives ».

Par conséquent, le maintien du statu quo à la tête du bureau exécutif après la démission de son ancien président reste d’actualité. « Plutôt que de précipiter une nouvelle recomposition, le Conseil a préféré préserver la stabilité en confiant la continuité aux vice-présidents, conformément à l'ordre de préséance prévu par les textes. La réorganisation définitive est renvoyée à une session de mi-mandat.

Mais c'est sans doute sur la discipline interne que les décisions apparaissent les plus fermes. Face à l'absentéisme répété et à l'inactivité de certains conseillers nationaux, le COSERCO annonce une véritable opération de remise en ordre », a indiqué le communiqué final.
Dans son mot de clôture, le président du Conseil national, le Révérend Pasteur Germain Loubota a tenu à attirer l’attention des uns et des autres, suite à leur comportements.
« Tous les responsables devront désormais signer une fiche d'engagement. Les membres qualifiés ’’d'inactifs’’, ’’d'indécis’’ ou de ’’fantômes’’ seront identifiés, entendus dans le respect des procédures, puis remplacés dans les organes de direction si leur désengagement est confirmé. Ici, il ne s'agit pas d'exclure des personnes, mais de redonner à nos institutions leur efficacité et leur crédibilité », a réaffirmé le président.

Selon le président du Conseil national, « la responsabilité ne constitue pas une contrainte administrative, mais plutôt, une exigence spirituelle. La responsabilité est une vocation », a-t-il renchéri.

Il a ensuite invité chaque dirigeant religieux à incarner, dans son Ministère comme dans la gestion institutionnelle, les valeurs d'intégrité, de fidélité et de transparence. Aussi, cette recherche d'exemplarité s'inscrit-il dans le prolongement du séminaire sur le leadership éthique, holistique, organisé précédemment dans la ville capitale, Brazzaville, dont les leçons ont inspiré les idées des conseillers.
Sur le plan de la gouvernance sociale, la communiqué final révèle, à juste titre que, « le COSERCO projette  également de renforcer son engagement dans la société. Il a annoncé le futur partenariat avec la Caisse d'Assurance Maladie Universelle (CAMU) afin de faciliter l'accès des serviteurs de Dieu à une couverture sanitaire adéquat. Ont signal aussi l'acquisition, sous forme locative, de 200 hectares de terres à Inoni, destinés à une future exploitation agricole dans le cadre des Zones agricoles protégées (ZAP). Une initiative qui traduit la volonté de promouvoir une autonomie économique des communautés religieuses tout en participant aux politiques nationales de développement ».


« Les conseillers nationaux ont également été invités à s'impliquer davantage dans les campagnes d'assainissement de l'environnement et à accompagner le futur recensement des Églises de réveil, en collaboration avec les institutions de la République. Le Conseil a rendu un hommage appuyé aux cofondateurs du COSERCO, le regretté Pasteur David Kani Morlendé et le Pasteur Constant Mampouya, tout en adoptant une motion de remerciement à l'endroit du Président de la République, chef de l’Etat, Denis Sassou-N’Guesso, et de son gouvernement pour les relations entretenues avec les communautés chrétiennes du pays », a détaillé le communiqué.
Cette deuxième session du Conseil national, en dehors des recommandations administratives formulées,  aura en plus n'aura donc pas seulement produit des recommandations. Elle aura ébauché une certaine vision, la vision d'une Église de réveil qui va associer autorité spirituelle, discipline institutionnelle et responsabilité citoyenne.
En définitive, au regard des organisations confessionnelles qui consacre une place importante dans la cohésion sociale dans notre pays, le COSERCO adopte au finish une ambition, celle de faire de l’expression concrète de la foi, au service de l'Église comme de la nation.

VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville