Le Conseil national des républicains (CNR) du Pasteur Ntumi représente une menace pour le Congo et doit être dissout (L’association Observatoire libre du Congo)

Le 11 janvier dernier, une altercation a opposé des membres de la sécurité présidentielle (la DGSP) à d'anciens miliciens ninjas du Pasteur Ntumi, à Mindouli, dans le Pool. Ces affrontements - dont le bilan n'est pas connu - ont fait suite à la destruction de deux motos par des membres de la DGSP. L’association Observatoire libre du Congo est formelle. Pour elle, le Conseil national des républicains (CNR) du Pasteur Ntumi représente une menace pour le Congo et doit être dissout.

« Le Conseil national des républicains est l’émanation du Conseil national de la résistance. Quelques années après, on constate, aujourd’hui, que ce Conseil national de la résistance n’a jamais assumé sa mutation en parti politique et donc en Conseil national des républicains. D’où nous jugeons qu’il est obligatoire de dissoudre cet organe, soi-disant politique, pour ne pas masquer ses idéologies cachées », a déclaré, vendredi dernier, Joly Assélé Ontounou, coordonnateur de l’association Observatoire libre du Congo sur Rfi.

L’Observatoire libre du Congo va plus loin et rejette la candidature de Pasteur Ntumi à la présidentielle du mois de mars : « Nous demandons la non-candidature M. Ntumi parce que ce dernier n’est pas digne. La fonction du président de la République est sacrée », a ajouté Joly Assélé Ontounou.

Depuis les affrontements de 2016 et 2017, le Pasteur Ntumi vit toujours dans son fief du Pool, proche de Brazzaville.

Personnage aussi craint qu’imprévisible, le controversé pasteur Ntumi, hante toujours le paysage politique congolais.

Il fait partie du paysage politique du pays depuis plus de vingt ans.

Il est l'un de ceux qui peuvent faire fonctionner ou dérailler le processus de paix.

Et tout le monde le sait !

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville