Zimbabwe: Emmerson Mnangagwa a officiellement succédé Robert Mugabe à la présidence

Zimbabwe: Emmerson Mnangagwa a officiellement succédé Robert Mugabe à la présidence

Le nouveau président du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa affectueusement appelé « Le crocodile » a prêté serment ce vendredi dans le plus grand stade de Harare devant plusieurs dizaines de milliers de personne.

«Moi, Emmerson Dambudzo Mnangagwa, jure qu'en tant que président de la République du Zimbabwe je serai loyal à la République du Zimbabwe et obéirai, soutiendrai et défendrai la Constitution et les lois du Zimbabwe ».

Cette cérémonie intervient trois jours après la démission historique de Robert Mugabe, poussé vers la sortie par un coup de force de l'armée après 37 ans de règne autoritaire sur le Zimbabwe.

Dans son discours d'investiture le nouvel homme fort du Zimbabwe a rendu un hommage appuyé à son prédécesseur, le « père de la nation » Robert Mugabe.

«Laissez-moi rendre un dernier hommage à l'un des seuls pères fondateurs de notre nation toujours en vie : le commandant Robert Gabriel Mugabe. Il nous a guidés dans notre lutte pour l'indépendance nationale. Il a assumé la responsabilité du leadership dans cette période très difficile de formation de notre nation. Cela doit être salué et célébré pour toujours ! Quelques soient les erreurs, quoi qu'il ait fait et quoi qu'il n'ait pas fait, durant cette période critique de l'histoire de notre nation, il faut tous que l'on reconnaisse son immense contribution à la construction du pays. Pour moi, personnellement il reste un père, un mentor, notre compagnon d'armes et mon leader », a précisé Emmerson Mnangagwa.

Le nouveau président a également promis que des élections se tiendraient en 2018, conformément à l'agenda politique.

L’ex président Robert Mugabe n'était d'ailleurs pas présent à la cérémonie d’investiture de son successeur. Un temps annoncée, sa venue a finalement été annulée de peur qu'il se fasse huer par la foule présente au National Sport Stadium of Zimbabwe de Harare.

Jean-Jacques Jarele SIKA/ Les Echos du Congo Brazzaville