E2C répare des câbles électriques sans nacelle élévatrice à Brazzaville : cette image malaisante

C'est l'image qui a étonné les internautes ! Nos confrères de BrazzaNews ont posté un cliché d’un technicien de la société Énergie électrique du Congo (2EC) en train de réparer, dans les rues de Brazzaville, les câbles électriques pour améliorer la desserte, à une hauteur effroyable, sans nacelle élévatrice ou une grue montée sur van voir même un treuil hydraulique. Le cliché qui frise la désolation surprend, alors même que l’entreprise brasse des milliards de FCFA par an, donc capable de casser sa tirelire, pour assurer la sécurité de son personnel et des usagers de la route.

Cette image est le symbole même de la précarité et de l’amateurisme.

Les syndicats de 2EC doivent monter au créneau pour dénoncer ces mauvaises conditions de travail et faire respecter ce que exige le triangle du développement, notamment cette fameuse expression : « un homme, une mission, des moyens ».

Ce triptyque magique de «un homme, une mission, des moyens », par sa simplicité extrême et réconfortante, laisse croire que la réunion de ces trois conditions suffit à remplir avec succès une mission, peu importe le domaine ou le secteur d’activité.

Les moyens sont-ils un gage de succès ? Certes, ils y contribuent.

Alors aux responsables de 2EC de mettre la main à la poche pour éviter cette danse des échasses des pères de familles dans les rues et avenues de la capitale congolaise car la crédibilité de l’entreprise en dépend.

Jack de MAÏSSA / Les Echos du Congo-Brazzaville

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