Congo : Des décolletés à vous couper le souffle en vogue dans l’administration publique

Au Congo-Brazzaville, on voit de plus en plus, dans les services publics, ces décolletés ou des tenues moulantes à vous couper le souffle dont on se demandait s’ils étaient portés pour séduire le patron ou un collègue !

Une chose est sûre, cette forme d’exhibitionnisme dont les patrons et collègues se délectent du regard au sein de l’administration congolaise, n’améliorait en rien la qualité de service attendue par les usagers…

Au-delà de l’emballage, il y a la question de la qualité des services, celle du rendement et la moralité des agents. Pour être crédible, le pouvoir de Brazzaville doit apporter des réponses claires à ces questions touchant directement aux mœurs et aux habitudes des congolais.

Les fonctionnaires et les usagers des services publics doivent porter une tenue vestimentaire décente. L’accès aux services publics devrait être subordonné à une “tenue correcte”, qui commence par le port de chaussures de ville, port du costume, de l’ensemble tailleur, de la veste, du boubou cérémonieux ou de la saharienne pour les hommes. Robe, ensemble pagne, tailleur-jupe, tailleur-pantalon, boubou cérémonieux ou simple jupe chez les femmes.

Si le chemisier de ces dames est toujours toléré, il ne doit en revanche plus être décolleté.

Ces dernières années, le Congo-Brazzaville vit comme une épidémie la recrudescence du port de tenues courtes, voire très courtes, adopté par les femmes – une mode importée par le biais des séries télévisées latino-américaines.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville

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