Denis Sassou Nguesso cherche à donner des gages au FMI en réformant le secteur forestier

Pays pétrolier d’Afrique centrale, le Congo-Brazzaville est frappé par une crise économique et financière depuis 2014. Le pays est en négociations avec le Fonds monétaire international (FMI) en vue d’obtenir une aide. Pour ce faire, le président de la République, Denis Sassou Nguesso, cherche à donner des gages à l’institution en mettant sous surveillance toutes les sociétés forestières via l’Inspection générale d’Etat (IGE) et la commission de contrôle de la gestion des recettes du service de contrôle des produits forestiers à l’exportation (SCPFE). Cette entité est dirigée, depuis octobre dernier, par Florent Tsiba, par ailleurs directeur du cabinet présidentiel.

On rappelle que Florent Tsiba a déjà procédé au contrôle de plusieurs sociétés à Pointe-Noire et dans le sud-ouest du pays.

Le 30 novembre dernier, la commission a révélé avoir décelé des « fraudes et des détournements massifs » au sein d’une quinzaine d’entreprises. Opérations ayant entrainé pour près de 13 milliards de FCFA de manque à gagner pour l’Etat.

Depuis fin novembre 2018, la SCPFE expertise les groupes basés dans le nord.

En quête d’un accord avec le FMI, qui conditionne la signature d’un programme avec le pays à des signes tangibles en matière de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption, Denis Sassou Nguesso a déjà reformé plusieurs entreprises publiques, notamment la SNE et la SNDE.

Pour le FMI, ces opérations sont insuffisantes.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo Brazzaville