Panier de la ménagère : L’envolée des prix à Brazzaville

Panier de la ménagère : L’envolée des prix à Brazzaville

Manger à sa faim à Brazzaville, la capitale congolaise, est devenu très difficile à cause de l’inflation des prix des denrées alimentaires. Un supplice pour les populations.

Confrontées à la qualité et à la quantité des aliments, elles doivent aussi faire face à la flambée des prix. En effet, de l’épicerie du quartier au supermarché, en passant par les grands marchés, le constat est quasi-identique : « le client est tout sauf roi » !

Une situation qui contraste le discours commun qui fait désormais des produits de première nécessité deviennent des produits de luxe. Sans parler de la hausse injustifiée des prix qui, chaque jour, allège un peu plus le panier de la ménagère.

Pour les différents responsables des supermarchés et commerçants, cette situation est consécutive aux difficultés éprouvées avec les grossistes et les relations avec les différentes administrations.

Pour ce dernier, «les coûts trop élevés du transport maritime et par camion, de l’acconage, de la manutention et du transit font en sorte que le prix du kilogramme de riz, l’un des aliments de base du Congo, soit 3 à 5 fois plus élevés que dans le reste de la sous-région. Et c’est le cas pour l’ensemble des biens de consommation. Le prix d’un sac de foufou bien prisé par les congolais oscille entre 35.000 et 50.000 FCFA, selon les périodes et les zones de vente.

Ainsi, tout cela est répercuté sur le prix des produits alimentaires.

L’idéal, selon certains clients, serait donc de canaliser l’approvisionnement des commerçants et de voir dans quelle mesure l’administration peut les accompagner. Tout ceci permettra d’avoir un panier de la ménagère abordable.

Depuis plus d’une décennie, huit (8) foyers sur dix (10) à Brazzaville consomment quotidiennement des aliments congelés importés, bien plus abordables que les produits frais.

Le Congo vise à promouvoir la production locale dans la perspective d’avoir moins recours à l’importation et de proposer des prix bien plus abordables sur le marché congolais.

Face à la flambée des prix des denrées alimentaires, les autorités congolaises sont interpellées à plus d’un titre, afin que le pays ne vive pas un embrasement généralisé contre la vie chère à l’instar des émeutes de la faim qui se sont déroulées dans plusieurs pays à travers le monde.

Germaine Mapanga