Jean Marie Michel Mokoko, entre Grandeur et déchéance

Jean Marie Michel Mokoko, entre Grandeur et déchéance

Officier supérieur aux états de services excellents, Jean Marie Michel Mokoko gardait à ce jour l'estime de ses frères d'armes mais aussi de la population. Il est le chef d'état-major qui a dépolitisé l'armée, prélude à la conférence nationale souveraine. Devenu homme politique, ce général de brigade est depuis quelques temps dans la tourmente.

À plusieurs reprises et depuis quelques semaines, certains médias qui se disent très bien renseignés, distillent dans l’opinion, des informations sur des complots politico-militaires qui se joueraient sur le sol congolais. Notre confrère Média-part est de ceux là.

Pour notre confrère justement, « des ex-miliciens centrafricains anti-Balakas seraient enrôlés par le général Jean Marie Michel Mokoko et, actuellement basés à Brazzaville, en vue des opérations spéciales de déstabilisation du pays.»

« Les opérations d’enrôlement des ex-miliciens centrafricains Anti-Balakas, sont conduites par un ancien attaché militaire de l’ambassade du Congo à Bangui, en contact étroit avec un certain Zalet Florent Brice, sergent dans les forces armées congolaises, attaché lui aussi jadis, à l’ambassade du Congo ; ainsi qu’un dénommé Godi Athanase dit AC, ancien Anti-Balaka porté disparu.»

Tout ceci se ferait « sous la facilitation de Madame Mohombi Carole, une métisse domiciliée à Poto-poto, mariée à un haut gradé congolais à cheval entre la ville de Bétou et la capitale Brazzaville. Elle aurait pour complice, une amie de Bangui répondant au prénom de « Avila ». »

« Le point de regroupement des mercenaires se situerait à la frontière centrafricaine, précisément au niveau des localités de Ekoumba et Egongo. »

Pour se dire ''bien renseigné'', notre confrère s'y sent conforté, tant il affirme de façon péremptoire des allégations lourdes de conséquences.

Notre confrère serait-il au cœur ou dans le secret des enquêtes en cours dans le pays? Auquel cas, cette dispersion des éléments hautement sensibles devrait interpeller ceux chargés de les gérer. De même, le procureur devancé dans ses investigations ne devrait pas trop traîner les pieds de peur de voir les oiseaux s'envoler. 

Des éléments d’enquête sur la sûreté nationale déversés sur les trottoirs. Qu'importe, peut-être le scoop vaut-il quelques indiscrétions.

Bertrand BOUKAKA