Congo – Personnalités politiques : Le ministre Hellot Mampouya braqué, 180 millions de Francs CFA de butin

Congo – Personnalités politiques : Le ministre Hellot Mampouya braqué, 180 millions de Francs CFA de butin

Même si elle n'a officiellement pas été rendue publique, la nouvelle se susurre comme du petit lait à Brazzaville. L’ancien ministre Hellot Mampouya a été victime d’un braquage alors qu’il se rendait à Kinkala. Son entourage accuse les éléments de la force publique d’en être les auteurs. L'intéressé n'a ni infirmé, ni confirmé les faits.

180 millions de Francs CFA de butin, ce n'est pas un fourgon de transport de fonds qui a été braqué, mais plutôt le convoi d'un ancien ministre au économies, disons-le, conséquentes tout de même.

À hauteur du village de Soumouna, le convoi du ministre Mampouya a été arrêté et mis en joue par les hommes armés et encagoulés, enjoignant le ministre à leur remettre le magot.

Plutôt que de perdre la vie, Hellot Mampouya s'est laissé dépouiller d'une somme à donner tout de même le tournis. Dire que la fonction de ministre est florissante à tous égards.

Cependant, de nombreuses questions entourent ce braquage à la Dalton, digne des faits d'armes du Far West. Comment ces hommes armés ont-ils su que l’ancien ministre Hellot Mampouya transportait une forte quantité d’argent dans son véhicule ?

Certains allèguent que ce cambriolage aux allures de règlement de compte a été orchestré par ses ennemis qui épiaient ses faits et gestes et savaient qu'il gardait par devers lui d'importantes sommes d'argent.

Quelques voix murmurent que la nouvelle sur son déplacement pour Kinkala où il comptait planquer ses avoirs avait fuité, d'où le traquenard.

D'autres par contre, pince-sans-rire, calculatrice à la main, se demandent, comment, avec un salaire de 9 millions mensuels et avec la vie qu'il menait, et dépensant sans compter pour son parti, ce ministre de la république a-t-il pu économiser 180 millions de Franc CFA, si ce n'est que l'argent proviendrait sans doute des caisses de l'État.

Et conclure :  « le voleur volé ».

Bertrand BOUKAKA/Les Echos du Congo Brazzaville